anatomie
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ANATOMIE - OSTÉOLOGIE
Ces cours d'Ostéologie de l'appareil locomoteur correspondent aux exigences de la première année du DEUG (Diplôme d'Etudes Universitaires Générales) de l'UFR STAPS des Antilles et de la Guyane. D'une manière générale, ils sont communs à l'ensemble des UFR STAPS mais peuvent être abordés selon les cursus, indifféremment en 1° ou 2° année de DEUG. Leur présentation "interactive" en facilite la lecture. Le texte court, respecte toujours le même plan, facilitant la mémorisation. Sans détails inutiles, il présente dans un souci pédagogique, la description générale et morphologique de nombreux os ainsi que des remarques d'ordre clinique et/ou pathologique : ouverture vers une meilleure compréhension.
Ces cours sont mis à disposition des étudiants à des fins pédagogiques (révision STAPS, préparation aux Brevets d'État fédéraux, remise à jour de connaissances passées, préparation à l'entrée en STAPS, en école de Kinésithérapie, ou en Médecine...) et ne peuvent être utilisés à des fins commerciales sans accord de l'auteur.
(Mise à jour : 05/11/2003)
Bibliographie :
• Anatomie - Tome 1 Appareil locomoteur (2ième éd. 10ième tirage). Edition française dirigée par C. CABROL. éd. Flammarion Médecine-Sciences. 1992
• Abrégés de Rhumatologie (5ième éd.) L. SIMON. éd. Masson Paris. 1989
• Les feuillets d'anatomie J. BRIZON et J. CASTAING . éd. Librairie Maloine S.A.1985
- Fascicule I : Ostéologie du membre supérieur - Fascicule X : Ostéologie de la tête
- Fascicule II : Ostéologie du membre inférieur - Fascicule XI : Ostéologie de la tête et du tronc
• Anatomie - Introduction à la clinique. P. KAMINA, Y. RIDEAU. éd. Maloine. 1987
• Traumatologie du sport (5ième éd.). R.-G. DANOWSKI, J.-C. CHANUSSOT. éd Masson Paris. 1996
Auteur :
Claude HERTOGH
Tout au long de ce document, différentes icônes facilitent la lissibilité des paragraphes :
=Remarques , =Traumatologie, =Orientation, =Repères palpables
INTRODUCTION
L'Ostéologie [lat. ossum=os; grec. logia=théorie] est la partie de l'anatomie qui traite des différentes pièces osseuses du corps humain, elle est présentée dans ce document comme la base de l'anatomie de l'appareil locomoteur. Elle constitue le "squelette" de la connaissance en anatomie...
Il existe dans le corps humain 198 à 214 os distincts, ce nombre varie parfois avec notamment les côtes surnuméraires. Le plus long et le plus lourd est l'os de la cuisse, le Fémur (environ 50cm pour un homme de 1,80m) alors que le plus petit est l'Étrier dans l'oreille moyenne (environ 3mm pour un poids de 2 à 4mg).
Nous divisons le corps en grandes régions :
• au centre : la tête, le cou et le tronc (lui-même subdivisé en un thorax, un abdomen et un bassin),
• à la périphérie : le membre supérieur (épaule, bras, coude, avant-bras, poignet & main) et le membre inférieur (hanche, cuisse, genou, jambe, cheville & pied).
Les membres sont rattachés au tronc par des "ceintures". La ceinture scapulaire (composée des deux clavicules, des deux omoplates et du sternum) suspend le membre supérieur au tronc, la ceinture pelvienne (les deux os iliaques et le sacrum) fixe le membre inférieur au bassin.
Rôles du squelette :
• Rôle de modelage du corps : participe à former la silhouette du corps,
• Rôle de soutien et d'amortissement : permet la station debout, la posture, le mouvement par la mobilisation musculaire sur les différentes pièces osseuses,
• Rôle de protection : boite crânienne, cage thoracique, protection de la moelle...
Un os est une pièce du squelette constitué généralement par l'association de deux tissus : tissu osseux (recouvert de périoste) et tissu cartilagineux. Ils constituent des leviers sur lesquels pourront agir les muscles grâce à des éléments de liaison, les axes que constituent les articulations.
Étudier un os, c'est le reconnaitre, identifier ses reliefs caractéristiques et aussi apprendre à l'orienter. L'orientation d'une pièce osseuse nécessite de connaître au moins 3 reliefs caractéristiques qui seront orientés dans 3 directions perpendiculaires de l'espace. Cette mise en place permet de préciser s'il s'agit d'un os droit ou gauche. Bien positionner l'os dans l'espace (c'est-à-dire par rapport à la position anatomique de référence), c'est pouvoir reconstruire de proche en proche les articulations auxquelles il est associé.
On différencie trois types d'os : les os longs , les os courts et les os plats. Ce n'est pas tant leur forme extérieure qui les différencient mais leur composition :
• Les os longs (exemple : Humérus) dont une dimension est supérieure aux autres, sont constitués de deux extrémités appelées épiphyses contenant de la moelle rouge (renouvellement cellulaire sanguin) et d'un corps creux ou diaphyse. Les épiphyses sont constituées d'os compact en surface et d'os spongieux à l'intérieur. Le corps formé d'os compact contient un canal médullaire rempli d'une substance graisseuse et molle : la moelle.
• Les os courts (exemple : Pisiforme = os du carpe), dans lesquels on ne retrouve pas de canal central, sont formés d'os spongieux recouvert d'une fine couche superficielle d'os compact.
• Les os plats (exemple : Omoplate) ont une structure identique à celle des os courts, ils sont parfois très fins (quelques millimètres pour la fosse sous épineuse de l'omoplate). Os spongieux recouvert d'une fine couche d'os compact.
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POSITION ANATOMIQUE DE RÉFÉRENCE
Le corps humain s'étudie dans la position anatomique de référence dans laquelle le sujet se tient debout jambes tendues, tête droite, bras le long du corps avec les paumes des mains tournées vers l'avant (ainsi les deux os de l'avant bras sont parallèles).
Par rapport à cette position, on décrit trois plans et trois axes :
1. un plan frontal qui divise le sujet en une partie antérieure et une partie postérieure,
2. un plan sagittal qui divise le sujet en une partie droite et une partie gauche (le plan médian sépare le sujet en deux moitiés égales),
3. un plan transversal qui divise le sujet en une partie supérieure et une partie inférieure,
4. l'axe vertical est situé à l'intersection du plan frontal et du plan sagittal,
5. l'axe sagittal à l'intersection du plan sagittal et du plan transversal,
6. et l'axe transversal à l'intersection du plan frontal et du plan transversal.
À partir de cette position anatomique de référence, nous définissons dans l'espace des positions et des directions dont les abréviations sont les suivantes.
Avant (AV) Haut (HT) Dehors (DH) Droite (DR)
Arrière (ARR) Bas (BAS) Dedans (DD) Gauche (G)
Nous utiliserons indifféremment les termes suivants ou leur synonyme : médial (ou interne), latéral (ou externe), proximal (proche de l'axe du corps : souvent supérieur) et distal (éloigné de l'axe du corps).
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CLAVICULE
Généralités : os long, pair et non symétrique en forme de "S". Elle est sous-cutanée, située à la partie supérieure du gril costal et tendue entre le sternum et l'omoplate (scapula). Les clavicules forment avec les omoplates et le sternum la ceinture scapulaire qui relie le membre supérieur au tronc. La clavicule est la seule liaison osseuse de l'articulation de l’épaule.
Elle possède 2 faces (supérieure / inférieure) et 2 bords (antérieur / postérieur). L’extrémité sternale est plus massive que l'extrémité acromiale.
Elle s’articule en DH avec l’acromion de l'omoplate, en DD avec le sternum (encoche sternale), en DD et en BAS avec le 1er cartilage costal.
Orientation :
en BAS : la face parcourue par une gouttière
en DH : l'extrémité aplatie de HT en BAS
en AV : le bord concave de cette extrémité
Repères palpables : os sous cutané dont on peut sentir le bord antérieur et la face supérieure lisse.
Remarque : c'est un os qui commence tôt son ossification (in utero) et la termine en dernier (env. 25 ans).
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OMOPLATE (ou Scapula)
Généralités : os triangulaire, pair, plat (moins d'un millimètre d'épaisseur au centre, mais c'est os protégé par des muscles qui le prennent en sandwich) et non symétrique. L'omoplate forme avec la clavicule et le sternum la ceinture scapulaire. Elle est plaquée à la face postérieure du gril costal. Elle s’articule en HT et en DH à l'humérus, en HT avec la clavicule.
Elle possède 3 bords (supérieur / externe, latéral ou axillaire / interne, médial ou spinal), 2 faces (antérieure / postérieure) et 3 angles (supéro-externe / supéro-interne / inférieur ou pointe).
La surface articulaire (cavité glénoïde) avec l'humérus est orientée vers l'AV et présente un fibro-cartilage à sa périphérie (il est triangulaire à la coupe et il augmente la concavité de cette surface articulaire).
Orientation :
en AV : la face concave
en BAS : la pointe
en DH : le bord épais et la surface articulaire
Repères palpables : l’épine, l’acromion, la pointe inférieure, le bord spinal.
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HUMÉRUS
Généralités : os long, pair et non symétrique qui constitue à lui seul le squelette du bras. Il s’articule en HT, en DD et en ARR avec la cavité glénoïde de l'omoplate; en BAS et en DH avec le radius; en BAS et en DD avec le cubitus (ulna).
L'humérus est triangulaire à la coupe au niveau du 1/3 moyen de sa diaphyse. Il possède 3 faces (Postérieure / Externe ou antéro-latérale / Interne ou antéro-médiale) et 3 bords (Antérieur / Interne ou médial / Externe ou latéral). La tête articulaire, représente le 1/3 d'une sphère.
Orientation :
en HT : l'épiphyse coudée
en DD : la surface sphérique de cette extrémité
en AV : l'extrémité de la diaphyse parcourue d'une gouttière
Repères palpables : l'épicondyle (ou épicondyle latéral), l'épitrochlée (ou épicondyle médial), le trochiter (tubercule majeur), le trochin (tubercule mineur).
Remarque : l'articulation scapulo-humérale est celle qui présente le plus grand risque de luxation (en cas de luxation il faut contrôler le nerf axillaire).
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CUBITUS (ou Ulna)
Généralités : os long, pair et non symétrique. il est situé en DD et en ARR du radius avec lequel il forme le squelette de l’avant-bras. Il possède 3 bords (antérieur / externe ou interosseux / postérieur) et 3 faces ( antérieure / postérieure / interne). Il s’articule en HT avec l’humérus; en DH et à ses deux extrémités avec le radius; en BAS avec le carpe par l'intermédiaire du ligament triangulaire.
Orientation :
en HT : l'extrémité la plus volumineuse
en AV : la grande échancrure articulaire de cette extrémité
en DH : la petite échancrure articulaire de celle-ci
Repères palpables : l’olécrane, l'apophyse (ou processus) styloïde, le bord postérieur.
Remarques : la fracture de l’olécrane, la luxation du coude désorganisent la position des 3 repères : olécrane, épicondyle et épitrochlée (vue de DH, coude à 90° l'olécrane doit être en dessous de l'épicondyle / vue de l'ARR les 3 repères doivent former un triangle isocèle). En position anatomique de référence le cubitus et le radius se font face par l'intermédiaire de leur bord tranchant que relie un ligament interosseux.
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RADIUS
Généralités : os long, pair et non symétrique. Il forme avec le cubitus (ulna) le squelette de l’avant-bras. Il occupe une position externe en position de référence.
Il possède 3 bords (antérieur / postérieur / interne ou interosseux) et 3 faces (antérieure / externe ou latérale / postérieure). Il s’articule en HT avec l’humérus; en DD et à ces deux extrémités avec le cubitus; en BAS avec deux os du poignet : le scaphoïde et le semi-lunaire (ou lunatum).
Orientation :
en BAS : l'extrémité la plus volumineuse
en ARR : la face de cette extrémité creusée de gouttières, rugueuse
en DD : le bord le plus tranchant
Repères palpables : l'apophyse (ou processus) styloïde, la tête, le bord postérieur à partir du 1/3 moyen.
Remarque : en forme de manivelle, "la courbure pronatrice" le radius s'enroule autour du cubitus fixe pendant la pronation. En position anatomique de référence le radius et le cubitus se font face par l'intermédiaire de leur bord tranchant. Les mouvements de prono-supination peuvent avoir lieu a chaque position de la flexion/extension.
(La double courbure pronatrice : dans le plan frontal : le 1/4 supérieur du radius est concave en DH, les 3/4 inférieurs concaves en DD ; dans le plan sagittal l'os est légèrement concave en AV)
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POIGNET & MAIN
Généralités : outil de la préhension, la main (paire et non symétrique) est l'organe terminal du membre supérieur. La main peut posséder des os inconstants (les plus fréquents étant les deux sésamoïdes du pouce). Elle possède 5 doigts numérotés de I à V en commençant par le pouce, externe, en position anatomie. La face dorsale est légèrement convexe de HT en BAS et de DD à DH.
On décrit trois parties :
1. le carpe est formé de 8 os courts, pairs et non symétriques disposés en 2 rangées (antibrachiale et métacarpienne). Ils constituent les os du poignet,
2. le métacarpe est formé de 5 os longs, pairs et non symétriques : les métacarpiens qui sont articulés aux phalanges et constituent le squelette de la paume de la main,
3. les phalanges constituent le squelette des doigts (14 os longs pairs et non symétriques ). Elles sont au nombre de 3 pour les doigts II à V (proximale, intermédiaire et distale) et seulement 2 pour le pouce (proximale et distale). Face dorsale
Le scaphoïde et le semi-lunaire s’articulent en HT avec le radius. Le pyramidal s’articule en HT avec le cubitus (ulna) par l’intermédiaire du ligament triangulaire.
Orientation :
en DH : le pouce
en AV : la face concave
Repères palpables : le scaphoïde (au fond de la "tabatière anatomique"), les métacarpiens et les phalanges, les articulations métacarpo-phalangiennes.
Remarques : En traumatologie sportive, la fracture du scaphoïde est fréquente lors de chute avec la main en opposition. C'est une fracture qui se cicatrise mal et entraîne souvent une diminution de mouvement.
Nomenclature : semi-lunaire (lunatum), pyramidal (triquetrum), grand os (capitum) et os crochu (hamatum).
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OS ILIAQUE (ou Os coxal)
Généralités : c’est un os plat, pair et non symétrique, vrillé en forme d'hélice. Il forme avec son homologue et le sacrum la ceinture pelvienne qui unit le membre inférieur au tronc. Il s'articule en DH avec le fémur; en DD et en AV avec son homologue ; en DD et en ARR avec le sacrum. L'os iliaque possède un trou, 4 bords (supérieur / antérieur / postérieur / inférieur) et 2 faces (interne ou endopelvienne / externe ou exopelvienne).
Il est constitué embryologiquement de trois parties soudées (en HT l'ilion [1], en BAS et ARR l'ischion [2] et en BAS et AV le pubis [3] ). La soudure en forme de "Y" est centrée sur la surface articulaire avec le fémur : la cavité cotyloïde ou cotyle (ou acétabulum) .
On distingue 3 segments :
• supérieur (c'est l'aile iliaque, aplatie et large, elle regarde en DH et en ARR),
• inférieur (c'est le pourtour osseux du trou, moins large que le segment supérieur, il déborde en AV et en DD)
• et moyen (qui porte la cavité articulaire avec le fémur).
Vue antérieure os iliaque G Vue externe
os iliaque G
Orientation :
en DH : la face qui présente la cavité articulaire hémisphérique
en BAS : l'échancrure de celle-ci
en ARR : le bord le plus échancré de l'os
Repères palpables : l'épine iliaque antéro-supérieure, l'épine iliaque postéro-supérieure, la crête iliaque, la tubérosité ischiatique (en position assis), la symphyse pubienne.
Remarques : la crête iliaque est au niveau de la 4ième lombaire (L4). Cet os présente des variations sexuelles notamment un diamètre interne plus large chez la femme.
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FÉMUR
Généralités : c'est le plus long os du corps humain. Il est pair, non symétrique et constitue le squelette de la cuisse. Il est triangulaire à la coupe au milieu de sa diaphyse. Il possède 3 bords (externe ou latéral / interne ou médial / postérieur ou ligne âpre) et 3 faces (antérieure / externe ou postéro-externe ou postéro-latérale / interne ou postéro-interne ou postéro-médiale).
En HT, en DD et en AV, la tête du fémur (2/3 d'une sphère) s'articule avec l'os iliaque. En BAS et en AV, le fémur s'articule avec la face postérieure de la rotule par la trochlée fémorale (joue externe plus haute). En BAS, il s'articule par l’intermédiaire des ménisques au plateau tibial. Le condyle interne ou médial est moins large et plus long que le condyle externe ou latéral.
Vue inférieure
L'échancrure intercondylienne reçoit les ligaments croisés.
Orientation :
en HT : l'extrémité coudée
en DD : la partie sphérique de celle-ci
en ARR : le bord le plus saillant
Repères palpables : le grand trochanter, les épicondyles interne et externe.
Remarques : L'angle cervico-diaphysaire diminue avec l'âge : de 140/145° chez l'enfant à 120/125° chez le vieillard. Il n’y a pas d’articulation entre le fémur et le péroné (fibula).
La fracture du col du fémur (ayant pour cause l’ostéoporose) est plus fréquente chez la femme ménopausée, du fait de sa décalcification osseuse. (Cf. Prothèse de la hanche)
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ROTULE (ou Patella)
Généralités : c'est un os sous-cutané situé à la face antérieure du genou. C’est le plus gros des os sésamoïdes du corps humain. Elle s’articule en ARR avec la trochlée fémorale par l'intermédiaire de 2 facettes. Elle est triangulaire à somment inférieur, aplatie d'AV en ARR.
Elle fait suite au tendon quadricipital qui s'y fixe, la recouvre et se prolonge vers le bas par le tendon rotulien. Elle est maintenue latéralement par deux ligaments appelés l'aileron interne et externe. Elle protège de l'usure le tendon quadricipital, et augmente le bras de levier du quadriceps et donc son efficacité dans les mouvements d'extension du genou.
Orientation :
en AV : la face convexe
en BAS : la pointe
en DH : la facette articulaire la plus étendue, la plus large
Repère palpable : la face antérieure rugueuse.
Remarque : elle joue un rôle déterminant dans l'extension de la jambe en assurant la continuité entre le tendon quadricipital et le tendon rotulien, c'est le point de réflexion du quadriceps (son ablation fait perdre 30% de force au quadriceps).
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TIBIA
Généralités : c'est un os long, pair et non symétrique qui forme avec le péroné (fibula) le squelette jambier. Il est situé en AV et en DD du péroné. C'est un os triangulaire à la coupe qui possède 3 bords (antérieur / interne ou médial / externe ou interosseux) et 3 faces (interne ou antéro-médiale / externe ou antéro-latérale / postérieure).
Il s’articule en HT avec le fémur par l’intermédiaire des ménisques (interne et externe) ; en DH avec le péroné à ses deux extrémités et par la membrane interosseuse; en BAS avec l'astragale.
L'extrémité supérieure du tibia présente 2 surfaces sans cartilage où s'attachent les ménisques.
Orientation :
en BAS : l'extrémité la moins volumineuse
en DD : la pointe de celle-ci
en AV : le bord le plus saillant
Repères palpables : la tubérosité antérieure du tibia (tubercule antérieur), le bord antérieur (ou crête tibiale), la face interne, la malléole (plus haute que la malléole du péroné).
Remarques : l'articulation du genou est la plus grosse du corps humain, le plateau tibial est déjeté vers l’ARR ce qui occasionne des mouvements de flexion de plus grande amplitude. La présence des ménisques et des ligaments croisés (antéro-externe et postéro-interne), à la surface du plateau tibial, vient améliorer la stabilité de cette articulation.
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PÉRONÉ (ou Fibula)
Généralités : c'est un os long, pair et non symétrique qui forme avec le tibia le squelette de la jambe. Il possède 3 bords (antérieur / postérieur / interne ou interosseux) et 3 faces (interne ou médiale / externe ou latérale / postérieure). Il est situé en DH et sur l'ARR du tibia. Il s’articule en DD, à ses deux extrémités, au tibia auquel il est relié par un ligament interosseux et en BAS et en DD avec l'astragale.
Orientation :
en BAS : l'extrémité aplatie de DD à DH
en DH : la pointe de celle-ci
en ARR : la face rugueuse de cette extrémité (gouttière)
Repères palpables : la tête, la malléole externe sous cutanée que constitue l'extrémité distale de l'os.
Remarques : le nerf fibulaire passe au niveau du col du péroné, la fracture du col peut donc entraîner une lésion nerveuse (paralysie de la loge antérieure et latérale de la jambe) rendant impossible le relevé de la pointe du pied handicapant fortement la marche.
Le péroné n'a pas de rôle dans la transmission des pressions mais c'est un élément essentiel de l'articulation de la cheville (rôle de mortaise). c'est un os grêle présentant une grande élasticité.
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CHEVILLE &PIED
Généralités : l'organe terminal du membre inférieur est pair et non symétrique. Le pied est formé de 26 os, les orteils sont numérotés de I à V en commençant de l'intérieur. L'astragale (ou talus) est articulaire en HT avec les deux os de la jambe (il forme un tenon enchâssé entre la mortaise tibio-péronière); en BAS avec le calcanéum.
Nous décrivons trois parties :
1. le tarse est formé de 7 os courts pairs et non symétriques disposés en 2 rangées. Le tarse postérieur [1a] contient 2 os et le tarse antérieur [1b] 5 os,
2. le métatarse est formé de 5 os longs pairs et non symétriques. Les métacarpiens sont articulaires avec les phalanges. Ils forment le cou-de-pied et constituent l'arche antérieure de la voûte plantaire (le pied repose en AV sur les têtes des métacarpiens I et V),
3. les phalanges sont formées de 14 os longs pairs et non symétriques. Comme pour la main, on dénombre trois phalanges (proximale, intermédiaire et distale) aux orteils II à V et deux phalanges pour le I.
Remarque : l'articulation de la cheville est la plus sujette aux entorses.
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CRÂNE
Généralités : il compose le squelette de la tête. On différencie 2 parties : crâne cérébral ou neurocrâne (c'est la boite crânienne qui contient le Système Nerveux Central) et le squelette facial ou splanchnocrâne contenant la seule partie mobile du crâne : le maxillaire inférieur (ou mandibule).
Le crâne est articulé en BAS à la 1ière vertèbre cervicale (atlas) par l'intermédiaire des condyles de l'occipital. Le crâne est formé d'os plats (paires et impaires) articulés entre eux au moyen de sutures (synarthroses). Nous n'étudierons ici que les os de la superficie.
Repères palpables : à la périphérie les os sont sous cutanés, l'apophyse mastoïde (temporal). la face présente de nombreux os palpables. Exemple de sutures
Remarques : l'os frontal et le maxillaire supérieur sont creusés de cavités : les sinus. Le centre de gravité du crâne est situé en avant de son appui sur l'atlas. La voûte crânienne du nouveau-né présente des fontanelles (espaces interosseux occupés de tissu conjonctif) notamment entre le frontal, les pariétaux et l'occipital. La dernière ne s'obture qu'au cours du 36° mois.
Le temporal abrite l'oreille moyenne et interne. La protection de l'oeil est assurée en HT par l'arcade sourcilière (le frontal), en DH par la pommette (le malaire), en DD par le nez (les os propres).
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VERTÈBRES
Généralités : les vertèbres, de forme hybride, sont constituées de lames osseuses rayonnées et d'un corps compact, elles sont souvent associées à des os courts. Elles sont impaires et symétriques. Superposées, elles s’articulent entre elles, par l’intermédiaire du disque intervertébral et des apophyses articulaires supérieures et inférieures, pour former une longue tige osseuse et flexible : la colonne vertébrale ou rachis. Cette tige est parcourue d'un canal médullaire qui contient la moelle épinière. Les vertèbres sont numérotées de HT en BAS.
Le rachis présente 3 courbures dites physiologiques dans le plan sagittal : une lordose cervicale (convexe en AV), une cyphose dorsale ou thoracique (convexe en ARR) et une lordose lombaire (la résistance R de la colonne vertébrale dépend du nombre de ses courbures n selon la formule : R = n2+1).
On dénombre 24 vertèbres mobiles, dont :
• 7 vertèbres cervicales (dont l'atlas, l'axis, et C7 une vertèbre intermédiaire) au niveau du cou,
• 12 vertèbres dorsales (qui s’articulent avec les côtes par l'intermédiaire de facettes costales) au niveau de la cage thoracique,
• 5 vertèbres lombaires dans la région des reins.
Plus 5 vertèbres sacrées, fusionnées qui forment le sacrum et 4 à 6 vertèbres coccygiennes atrophiées, formant le coccyx).
Les vertèbres possèdent des reliefs propres et d'autres communs
que l'on peut rassembler sur une vertèbre schématique
Vue supérieure
le corps [1]
le trou rachidien [2]
les apophyses transverses [3]
l'apophyse épineuse [4]
ARR [5] les apophyses articulaires supérieures
(il existe 2 ap.articulaires inférieures)
[6] les pédicules
[7] les lames
Orientation :
en AV : la partie massive (corps)
en HT : les apophyses articulaires qui regardent vers ARR
Caractéristiques propres aux différents type de vertèbres
CERVICALE
sauf Atlas (C1) et Axis (C2)
DORSALE (ou thoracique) LOMBAIRE
Corps rectangulaire, bec cylindrique,
4 facettes costales réniforme
Trou (foramen) arrondi et étroit, moelle épinière arrondi et étroit, moelle épinière triangulaire & large, moelle jusqu'à L2
Apophyse articulaire supérieure regarde en HT et ARR regarde en HT et ARR regarde en HT en ARR et en DD
Apophyse articulaire inférieure regarde en BAS et AV regarde en BAS et AV regarde en BAS en AV et en DH
Apophyse transverse bifide, possède
un trou transversaire vers DH et ARR,
avec une facette costale renflée, possède
un tubercule accessoire
Apophyse épineuse bifide, horizontale fine, longue, vers le BAS massive et horizontale
Schéma
Le disque intervertébral est un disque de collagène, fibreux et élastique, situé entre les corps de 2 vertèbres successives (les plateaux vertébraux sont encroûtés de cartilage) et maintenu en place par les ligaments vertébraux communs. Le disque est constitué de 2 parties :
• la périphérie dure (fibres concentriques : annulus fibrosus) et
• le centre mou ou noyau (nucléus pulposus). Il joue un rôle important dans l'absorption des contraintes mécaniques.
Remarques : deux vertèbres empilées créent un espace latéralement ; c'est le trou de conjugaison situé en ARR du corps vertébral et du disque intervertébral. Il est le lieu de passage de fibres nerveuses.
Repères palpables : les apophyses épineuses (ou processus épineux), la 7° cervicale à la base du cou est la 1ère palpable.
La colonne vertébrale peut présenter une déviation pathologique, dans le plan frontal : la scoliose (déviation latérale, rachis en "S" vue de l'ARR). Le recul du noyau vers le trou de conjugaison ou le canal rachidien se nomme hernie discale, la plus fréquente à lieu entre L5 et S1.
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ATLAS ET AXIS
Généralités : L'atlas et l'axis sont des os médians donc symétriques. L'atlas, 1ière vertèbre cervicale (C1) ne possède pas de corps. Elle est articulaire en HT avec les condyles de l'os occipital et en BAS avec l'axis. L'axis, seconde cervicale (C2), se différencie des autres vertèbres cervicales par le promontoire (apophyse odontoïde) qui surplombe son corps. Elle est articulaire en HT avec l'atlas (au niveau de ses apophyses articulaires supérieures et au niveau de l'apophyse odontoïde) et en BAS avec la 3ième cervicale.
Orientations :
• Atlas
en ARR : l'arc le plus long
en HT : les surfaces articulaires concaves • Axis
en AV : le corps de la vertèbre
en HT : le promontoire de celui-ci
Remarque : l'apophyse odontoïde de l'axis est en contact avec l'arc antérieur de l'atlas en AV et un ligament (ligament transverse) encrouté de cartilage en ARR
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SACRUM
Généralités : c’est un os médian, impair et symétrique de forme pyramidale aplatie d'AV en ARR et situé à la partie postérieure du bassin. Il contribue à la formation de la ceinture pelvienne avec les 2 os iliaques. Il est formé par la fusion de 5 vertèbres sacrées. Il s’articule en HT avec la dernière vertèbre lombaire (par l’intermédiaire d’un disque intervertébral), en DH avec les 2 os iliaques, en BAS avec le coccyx. Il possède 4 faces (antérieure / postérieure / 2 latérales) et un sommet inférieur.
Orientation :
en BAS : la pointe
en AV : la face concave
Repère palpable : la crête sacrée.
Remarques : la concavité antérieure du sacrum est plus marquée chez l'homme, il est plus court et plus large chez la femme. Le sacrum possède des mouvements de nutation et contre-nutation lors de l'accouchement (le sommet inférieur du sacrum recule d'environ 2,5cm en fin d'accouchement alors même que les ischions s'éloignent l'un de l'autre et que les ailes iliaques se rapprochent).
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COCCYX
Le coccyx est un os triangulaire à sommet inférieur. Il est constitué de 4 à 6 vertèbres coccygiennes atrophiées qui sont parfois soudées en 2 pièces articulées. Il s’articule en HT avec le sacrum.
Repère palpable : La face postérieure et la pointe. HT
Vue antérieure - Vue postérieure
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STERNUM
Généralités : c'est un os plat, médian donc impair et symétrique. Il est situé dans la partie antéro-supérieure de la cage thoracique et contribue à créer la ceinture scapulaire. Il possède 2 faces (Antérieure / Postérieure) et 3 bords (Supérieur / 2 Latéraux qui sont crénelés). Il s’articule en DH avec les côtes par l'intermédiaire de leur cartilage, en HT et en DH avec les clavicules.
On distingue 3 parties : le manubrium sternal en HT (avec 2 échancrures claviculaires articulaires avec les clavicules), le corps et l'apophyse xiphoïde en BAS.
Le sternum possède 2 fois 7 échancrures costales recevant les 14 cartilages costaux (la 1ière est située sur le manubrium, la 2ième à cheval sur le manubrium et le corps, la dernière à cheval sur le corps et l'apophyse xiphoïde).
Orientation :
en BAS : la pointe
en ARR : la face concave
Repères palpables : c'est un os sous cutané dont la face antérieure est palpable ainsi que la fourchette sternale (bord supérieur).
Remarques : le corps du sternum est un gros réservoir de cellules sanguines. Le manubrium et le corps du sternum forment un angle de 15° (angle de Louis).
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CÔTES
Généralités : Les côtes sont des os plats, pairs et non symétrique créant la quasi-totalité de la cage thoracique. Il y a 12 paires de côtes numérotées de HT en BAS. Elles possèdent 2 faces (Externe / Interne) et 2 bords (Supérieur / Inférieur).
Elles s’articulent en AV et en DD avec le sternum (par l’intermédiaire du cartilage costal) et en ARR avec la vertèbre dorsale (ou thoracique) correspondante.
De HT en BAS, on distingue : [1] sept côtes sternales ou "côtes vraies"
(qui s'articulent au sternum : articulation chondro-sternale), [2] trois "fausses
côtes" (dont le cartilage costale se jette sur le cartilage costale de la côte
supérieure) et [3] deux "côtes flottantes" (libres en AV).
La longueur des côtes augmente jusqu'à la 7ième puis diminue de la 8ième à la dernière. En forme d'arc concave en DD, les côtes sont obliques vers le BAS et l’AV et présentent une extrémité renflée : la tête. On différencie 3 parties sur l'arc costal que l'on divise en 1/3 :
1. l'arc postérieur,
2. l'arc médian,
3. et l'arc antérieur (contenant le cartilage costal).
Orientation :
en DH : la face convexe
en BAS : le bord le plus mince
en ARR : la tête
Repère palpable : la face externe, sous cutanée et la cartilage costal.
Remarques : l'articulation de la tête de la côte "Y" s'effectue avec le corps des vertèbres dorsales numérotées "Y" et "Y-1" et contre l'apophyse transverse de la vertèbre numérotée "Y".
Pendant l'inspiration : au niveau des dorsales supérieures, le diamètre sagittal augmente quand des côtes s'élèvent; au niveau des dorsales inférieures, le diamètre frontal augmente quand des côtes s'élèvent. A l'inspiration le cartilage costal se tord, puis se détord à l'expiration.
En cas de fracture, risque de perforation de la plèvre ou d'embrochement du poumon . Le cas le plus fréquent est la fracture du col.
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Spécificités de la 1ière côte - Généralités : c'est un os plat, pair et asymétrique. C’est la plus courte des côtes, elle est aplatie de HT en BAS, possédant une face supérieure et inférieure. Elle est la côte supérieure du grill costal et s’articule en AV et en DD avec la clavicule et le sternum (articulation sterno-costo-claviculaire), en ARR avec le corps vertébral et l'apophyse transverse de la 1ière vertèbre dorsale. L'angle entre le corps et la tête de la 1ière côte est de 90°.
Orientation :
en DD : la concavité
en HT : l'emprunte
en AV : la partie la plus massive
ATTENTION : Droits réservés. L'ensemble des photographies reste
la proprièté de l'auteur C. Hertogh
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AV (vue sup.) CLAVICULE gauche
1: face supérieure
2: bord antérieur
3: extrémité distale (art. acromion)
4: extrémité proximale (art. sternum)
5: tubercule conoïde
6: gouttière sous clavière
DH DD
AV (vue inf.)
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HAUT OMOPLATE (Scapula) gauche
1: cavité génoïde (art. humérus)
2: fosse sous scapulaire
3: pilier
4: épine
5: apophyse coracoïde
6: pointe
7: acromion
8: fosse sus épineuse
9: fosse sous épineuse
10: bord axillaire (externe)
11: bord spinal (interne)
12: bord supérieur
DD
vue ant & vue post. DD
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HAUT HUMÉRUS gauche HAUT
DD
vue ant DH
1: tête humérale
2: trochiter
3: trochin
4: coulisse bicipitale
5: "V" deltoïdien
6: trochlée (art. cubitus)
7: condyle (art. radius)
8: épitrochlée
9: épicondyle
10: fossette sus trochléenne
11: fossette sus condylienne
12: fossette olécranienne (sur face post.)
13: bord interne
14: bord externe
vue ant
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HAUT RADIUS droit
DH
vue ant & vue post. DH 1: cupule radiale (art. humérus)
2: pourtour de la tête (art. cubitus)
3: tubérosité bicipitale
4: bord interne
5: face antérieure
6: apophyse styloïde
7: col du radius
8: cavité sigmoïde (art. cubitus)
9: surface articulaire carpienne (art. scaphoïde et semi-lunaire)
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HAUT CUBITUS (Ulna) gauche
AV ARR DH DD ARR AV 1: olécrane
2: bec de l'olécrane
3: grande cavité sigmoïde (art. humérus)
4: petite cavité sigmoïde (art. radius)
5: apophyse coronoïde
6: apophyse styloïde
7: pourtour articulaire (art. radius)
8: bord externe
9: bord postérieur
10: tubérosité du brachial antérieur
vue externe vue antérieure vue interne
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Main gauche - HAUT Main droite - HAUT POIGNET & MAIN
1: scaphoïde
2: semi-lunaire
3: pyramidal
4: pisiforme
5: trapèze
6: trapézoïde
7: grand os
8: os crochu (avec apophyse unciforme)
DH
face dorsale 1: carpe
2: métacarpe
3: phalanges DD
vue ant.
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AV OS ILIAQUE gauche
HAUT
vue externe & vue interne AV 1: épine iliaque antéro-inférieure
2: épine iliaque antéro-supérieure
3: crête iliaque
4: épine iliaque postéro-supérieure
5: épine iliaque postéro-inférieure
6: grande échancrure sciatique
7: épine sciatique
8: tubérosité ischiatique
9: branche ischio-pubienne
10: pubis
11: branche ilio-pubienne
12: trou ischio-pubien
13: cavité cotyloïde (art. fémur)
14: arrière fond
15: sourcil cotyloïdien
16: face externe
17: face interne
18: symphyse pubienne (art. iliaque)
19: ligne innominée
20: surface auriculaire (art. sacrum)
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HAUT FÉMUR droit
1: tête du fémur
2: fossette du ligament rond
3: col (chirurgical) du fémur
4: grand trochanter
5: petit trochanter
6: ligne intertrochantérienne
7: face antérieure
8: condyle externe (art. tibia)
9: condyle interne (art. tibia)
10: trochlée (art. rotule)
11: échancrure intercondylienne
12: ligne âpre
13: trifurcation de la ligne âpre
14: bifurcation de la ligne âpre
15: crête intertrochantérienne HAUT
DH DD
DH
vue ant DD
vue post
HAUT TIBIA droit
vue de face DD 1: condyle externe (art. fémur)
2: condyle interne (art. fémur)
3: surface préspinale
4: surface rétrospinale
5: épine tibiale externe
6: épine tibiale interne
7: tubérosité tibiale antérieure
8: malléole interne
9: échancrure péronière (art. péroné)
10: facette articulaire péronière (art. péroné)
11: plateau tibial
12: crête tibiale
13: face articulaire inférieure (art. astragale)
DH Plateau tibial droit
AV
vue supérieure
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AV HAUT
PÉRONÉ (Fibula) droit
1: facette articulaire (art. tibia)
2: tête
3: col chirurgical
4: facette articulaire (art. astragale)
5: malléole externe (face externe)
vue interne ROTULE (Patella) gauche
1: face antérieure
2: facette interne (art. fémur)
3: facette externe (art. fémur)
4: pointe
HAUT
DD DD
vue ant & vue post
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ARR CHEVILLE & PIED
(pied droit)
1: Tarse (1a: tarse postérieur,
1b: tarse antérieur)
2: Métatarse
3: Phalanges ARR 1: astragale (art. tibia et péroné)
2: calcanéum
3: scaphoïde (ou os naviculaire)
4: cuboïde
5: cunéiforme I
6: cunéiforme II
7: cunéiforme III
8: métatarse
9: phalange proximale
10: phalange distale
11: péroné
12: tibia
vue sup. DD
HAUT
pied gauche ARR
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HAUT CRÂNE
ARR
vue latérale droite & vue de face 1: os frontal
2 : os parietal
3 : os occipital (condyles articulés avec C1)
4 : os temporal
5 : orbite
6 : os propres du nez
7 : fosses nasales
8 : os malaire
9 : apophyse mastoïde
10 : apophyse zygomatique
11 : mandibule (maxillaire inférieur)
12 : maxilaire supérieur
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ATLAS & AXIS
AV AV ATLAS
G
vue supérieure G
vue inférieure 1: trou vertébral
2: cavités glénoïdes (art. occipital)
3: trou transversaire
4: apophyse transverse
5: arc antérieur
6: arc postérieur
7: surface articulaire inférieure (art. axis)
8: masses latérales
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HAUT AXIS HAUT
D
vue antérieure 3: trou transversaire
4: apophyse transverse
9: apophyse odontoïde
10: facette articulaire antérieure (art. atlas)
11: surface articulaire supérieures (art. atlas)
12: apophyse épineuse ARR
vue gauche
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VERTÈBRES
AV CERVICALE HAUT
D
vue supérieure 1: apophyse transverse
2: apophyse épineuse
3: bec
4: corps
5: apophyse articulaire supérieure
6: apophyse articulaire inférieure
7: trou vertébral
8: trou transversaire ARR
vue droite
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AV DORSALE HAUT
G
vue supérieure 1: apophyse transverse
2: apophyse épineuse
3: corps
4: apophyse articulaire supérieure
5: apophyse articulaire inférieure
6: trou vertébral
7: facette articulaire costale AV
vue droite
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AV HAUT LOMBAIRE
vue supérieure
ARR
D
vue droite 1: apophyse épineuse
2: apophyse costiforme
3: corps
4: apophyse articulaire supérieure
5: apophyse articulaire inférieure
6: trou vertébral
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HAUT HAUT SACRUM
D
vue ant.
vue post. D 1: surface auriculaire (art. iliaque)
2: base (art. disque intervébral - L5)
3: sommet (art. coccyx)
4: trou sacré antérieur
5: face antérieure
6: trou sacré postérieur
7: crête sacrée
8: apophyse articulaire supérieure
9: canal sacré
10: aileron sacré
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COCCYX
1: surface auriculaire (art. sacrum)
2: face postérieure
HAUT HAUT
D
vue ant. D
vue post.
AV
BAS
vue gauche ARR
vue supérieure G
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HAUT
D
vue ant. & vue post.
G STERNUM
1: manubrium
2: corps
3: apophyse xiphoïde
4: echancrure claviculaire (art. clavicule)
5: encoche costale
6: encoche intercostale
7: fourchette sternale
8: angle de Louis
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ARR
vue supérieure DH CÔTE
1: arc postérieur
2: arc médian
3: arc antérieur
ARR DD
1: tête (art. vert. dorsale et disque intervert.)
2: col
3: tubérosité costale (art. ap. transverse)
4: cartilage costal
ANATOMIE - ARTHROLOGIE
Voici le contenu du cours d'Arthrologie de la première année du DEUG de l'UFR STAPS des Antilles et de la Guyane. D'une manière générale, ce cours est commun à l'ensemble des UFR STAPS mais peut être abordés selon les cursus, indifféremment en 1° ou 2° année de DEUG. Sa présentation "interactive" en facilite la lecture. Le texte court, respecte toujours le même plan, facilitant la mémorisation. Sans détails inutiles, il présente dans un souci pédagogique, la description générale des principales articulations.
Ces cours sont mis à disposition des étudiants à des fins pédagogiques (révision STAPS, préparation aux Brevets d'État fédéraux, remise à jour de connaissances passées, préparation à l'entrée en STAPS, en école de Kinésithérapie, ou en Médecine...) et ne peuvent être utilisés à des fins commerciales sans accord de l'auteur.
(Mise à jour : 10/2003)
Bibliographie :
• Anatomie - Tome 1 Appareil locomoteur (2ième éd. 10ième tirage). Edition française dirigée par C. CABROL. éd. Flammarion Médecine-Sciences. 1992
• Abrégés de Rhumatologie (5ième éd.) L. SIMON. éd. Masson Paris. 1989
• Les feuillets d'anatomie J. BRIZON et J. CASTAING . éd. Librairie Maloine S.A.1985. Fascicule III : Arthrologie des membres
• Anatomie - Introduction à la clinique. P. KAMINA, Y. RIDEAU. éd. Maloine. 1987
• Traumatologie du sport (5ième éd.). R.-G. DANOWSKI, J.-C. CHANUSSOT. éd Masson Paris. 1996
Auteur :
Claude HERTOGH
Tout au long de ce document, différentes icônes facilitent la lissibilité des paragraphes :
=Remarques , =Traumatologie
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INTRODUCTION
L'Arthrologie [grec. arthron = articulation; logia=théorie] est l'étude des différentes unions et/ ou liaisons osseuses appelées articulations.
Les articulations sont formées de pièces osseuses en contact et des fibreux interposés. Il existe plusieurs types d'unions osseuses. Elles sont continues, les synarthroses ou discontinues les diarthroses.
Les synarthroses ("articulations immobiles") présentent une union osseuse très solide ne permettant pas le mouvement au sens usuel du terme. L'union des pièces osseuses s'effectue par l'intermédiaire de différents tissus en fonction de quoi on distingue par exemple les syndesmoses (sutures crâniennes), les symphyses (symphyse pubienne)...
Les diarthroses : les articulations de l'appareil locomoteur sont toutes des diarthroses ("articulations vraies"). Elles sont caractérisées par leur mobilité, la présence de cartilage sur les surfaces articulaires, l'existence d'une capsule articulaire (manchon fibreux) et d'une synoviale qui en tapisse la face interne. Elles sont classifiées en fonction de la forme de leurs surfaces articulaires qui en détermine le nombre de degrés de liberté (ddl) :
1. Les Enarthroses : portions de sphères, l'une concave, l'autre convexe possèdent 3 ddl soit trois types de mouvements (ex.: la scapulo-humérale avec la flexion/extension, l'abduction/adduction et la rotation interne/rotation externe).
2. Les Condylarthroses : portions d'ellipses, 2 ddl soit deux types de mouvements (ex.: radio-carpienne).
3. Les Articulations en selle, surfaces articulaires en forme de selle de cheval, avec une courbure concave et l'autre convexe, 2 ddl.
4. Les Arthrodies, surfaces articulaires planes, permettent des glissements de faible amplitude dans toutes les directions.
5. Les Trochléarthroses, en forme de portions de poulies, 1 ddl (ex.: l'huméro-cubitale).
6. Les Trochoïdes, en portions de cylindres concave/convexe, avec 1 ddl (ex.: la radio-cubitale supérieure).
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ARTICULATIONS DE LA CEINTURE SCAPULAIRE
GENERALITES : lorsque l'on considère les articulations du membre supérieur, il est usuel d'étudier dans un 1ier temps les unions des os de la ceinture scapulaire : clavicules, omoplates et sternum.
On entend par "complexe de l'épaule" l'articulation de l'épaule (scapulo-humérale) et les deux articulations situées aux extrémités de la clavicule : la sterno-costo-claviculaire et l'acromio-claviculaire.
LA STERNO-COSTO-CLAVICULAIRE relie la clavicule et le sternum. C'est la seule liaison osseuse de la ceinture scapulaire au tronc. C'est une articulation par emboîtement réciproque (en selle).
SURFACES ARTICULAIRES : l'extrémité interne de la clavicule (la plus volumineuse) répond à l'encoche que forment le manubrium sternal (bord supérieur du sternum) et le 1ier cartilage costal.
MOYENS D'UNION PASSIFS :
• la capsule,
• le ligament costo-claviculaire tendu de la 1ière côte à la face inférieure de la clavicule,
• les ligaments sterno-claviculaire antérieur et postérieur tendus en AV et en ARR de la capsule,
• le ligament inter-claviculaire tendu entre les 2 clavicules par dessus le manubrium sternal,
MOUVEMENTS : la mobilité de cette articulation est fortement réduite par les ligaments. Il existe néanmoins des mouvements de HT en BAS, d'AV en ARR et de très faible rotation (due à la présence d'un disque articulaire). L'extrémité distale de la clavicule, du fait de son plus grand bras de levier, aura de plus amples déplacements.
L'ACROMIO-CLAVICULAIRE réunit la clavicule à l'acromion. C'est une articulation de type arthrodie, siège de mouvements de glissements et de bâillements.
SURFACES ARTICULAIRES : elles sont planes. L'acromion (extrémité interne) de l'omoplate fait face à l'extrémité distale ou externe de la clavicule, avec la présence d'un fibro-cartilage méniscal.
MOYENS D'UNION PASSIFS :
• la capsule
• les ligaments acromio-claviculaire supérieur et inférieur renforcent la capsule articulaire en HT et en BAS,
cette articulation est renforcée, à la périphérie, par les ligaments coraco-claviculaire :
• le ligament trapézoïde prend son origine sur l'apophyse coracoïde. C'est une lame fibreuse, épaisse, quadrilatère, orientée dans un plan oblique en HT et en DH. Il se termine sur la face inférieure de la clavicule (1/4 externe).
• le ligament conoïde a pour origine à la partie interne de la base de l'apophyse coracoïde. Il est triangulaire à sommet inférieur et se termine sur le tubercule conoïde (face inférieure de la clavicule).
• 2 ligaments accessoires, simples épaississements de l'aponévrose clavi-pectorale : les ligaments coraco-claviculaire interne et externe naissent du bord interne de l'apophyse coracoïde, se porte en DD et en HT et se termine sur la clavicule (face inférieure).
MOUVEMENTS DE L'OMOPLATE : Ces mouvements correspondent à des glissements de l'omoplate sur le thorax dans toutes les directions. Abduction où l'omoplate se rapproche du plan sagittal / Adduction où elle se rapproche du plan frontal (45° entre les 2 positions extrêmes) - Elévation / Abaissement (env. 40° entre les 2 positions extrêmes) - Rotation latérale ou axillaire ou "sonnette externe" dans laquelle la pointe de l'omoplate se dirige vers DH (45°) / Rotation médiale ou spinale ou "sonnette interne" dans laquelle la pointe de l'omoplate se dirige vers DD (20°).
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ÉPAULE - ARTICULATION SCAPULO-HUMÉRALE
GENERALITES : articulation proximale du bras qui relie le membre supérieur au tronc. C'est une énarthrose typique à 3 degrés de liberté (3 ddl) formée par l'union de la cavité glénoïde de l'omoplate (scapula) et de la tête humérale.
SURFACES ARTICULAIRES :
• la tête humérale forme une saillie à l'extrémité supéro-interne de l'humérus qui représente le 1/3 d'une sphère recouverte de cartilage (rayon = env. 30 mm). Elle regarde en HT, en DD et en ARR.
• la cavité glénoïde de l'omoplate est ovale et quasi plane, elle regarde en HT, en AV et en DH. Au dessus et en dessous de cette cavité, on observe les tubercules sus-glénoïdien (lieu de naissance du tendon de la longue portion du biceps) et sous-glénoïdien (à l'origine du tendon de la longue portion du triceps).
• le bourrelet glénoïdien est un fibro-cartilage qui s'insère sur le pourtour de la cavité glénoïde qu'il agrandi. Triangulaire à la coupe, il augmente la concavité de la surface articulaire de l'omoplate. Il a la forme d'un anneau plus large et plus épais en BAS qu'en HT. Il est constitué de fibres propres circulaires et de fibres de renforcement en provenance des tendons de la longue portion du biceps et du triceps.
MOYENS D'UNION PASSIFS :
• la capsule est un manchon fibreux tapissé d'une synoviale. Elle est mince et lâche en BAS ce qui permet un ample mouvement d'abduction. Elle est renforcée de ligaments en HT, en BAS et en AV.
• en HT, le ligament coraco-huméral : c'est le ligament le plus résistant de l'épaule. Il est composé de 2 faisceaux (Supérieur, qui part de l'apophyse coracoïde et se termine sur le trochiter / Inférieur, de même origine et qui se termine sur le trochin).
• en BAS et en AV les 3 ligaments gléno-huméraux en forme de "Z" : lig. gléno-huméral supérieur (origine : au dessus de la cavité glénoïde et du bourrelet glénoïdien - terminaison : tête au dessus du trochin), lig. gléno-huméral moyen (origine : bord antérieur du pourtour de la cavité glénoïde - terminaison : trochin, en DD de l'insertion du sous-scapulaire) et lig. gléno-huméral inférieur (origine : bord antérieur du pourtour de la cavité glénoïde - terminaison: à la partie antéro-interne du col chirurgical de l'humérus, en DD du trochin). Leurs positions définissent 2 points de faiblesse : l'inférieur est le plus faible car le supérieur est renforcé par le muscle sous-scapulaire.
MOYENS D'UNION ACTIFS : les tendons des muscles péri-articulaires, intimement liés à la capsule forment un ensemble ou cône musculo-tendineux, véritables ligaments actifs de l'articulation. En AV le sous-scapulaire, le tendon du long chef du biceps (empêche luxation en AV), le deltoïde, le tendon du triceps (en ARR), la coiffe des rotateurs (le sus-épineux en HT, le sous épineux et le petit rond en ARR). Vers le BAS, il n'y a ni muscle ni ligament.
MOUVEMENTS : Flexion (50° sans l'omoplate, 160° avec l'omoplate) / Extension (25°) - Abduction (90° sans l'omoplate, 160° avec l'omoplate, 180° si le rachis s'incline) / Adduction (10° à 30° en AV ou ARR du tronc) - Rotation interne (95°) / rotation externe (30°).
Position de repos : En flexion, rotation interne et abduction.
Remarques : traumatologie sportive de la luxation antéro-interne. Rupture de la coiffe des rotateurs.
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COMPLEXE ARTICULAIRE DU COUDE
GENERALITES : c'est l'articulation qui unit l'os du bras (humérus) aux deux os de l'avant-bras (radius et cubitus ou ulna). Elle est composée de 3 articulations entourées d'une unique et même capsule :
• l'articulation huméro-cubitale, c'est une trochléenne (1 ddl), unit l'humérus en HT au cubitus en BAS. C'est le lieu privilégié de la flexion/extension du coude,
• l'articulation huméro-radiale, sphéroïde énarthrose (seulement 2 ddl car elle est solidaire de l'articulation huméro-cubitale), unit l'humérus en HT au radius en BAS,
• l'articulation radio-cubitale supérieure, trochoïde (1 ddl), unit le radius en DH, le cubitus DD et la ligament annulaire. Elle permet les mouvements de prono-supination. (avec la radio-cubitale inférieure)
SURFACES ARTICULAIRES :
• En HT : à l'extrémité inférieure de l'humérus : la trochlée en DD, formant un segment de poulie, fait face à la grande cavité sigmoïde du cubitus, le condyle en DH à la forme d'une portion de sphère fait face à la cupule radiale. Les surfaces articulaires sont surmontées de fossettes creusées dans l'os augmentant ainsi l'amplitude des mouvements de flexion et d'extension.
• En BAS en en DD : à l'extrémité supérieure du cubitus (ulna) : la grande cavité sigmoïde en forme de crochet qui emprisonne la trochlée humérale, la petite cavité sigmoïde (ou incisure radiale) en forme de segment de cylindre creux à axe vertical, fait face au pourtour de la tête du radius.
• En BAS en en DH : à l'extrémité supérieure du radius : la cupule radiale concave qui fait face au condyle huméral. Le pourtour de la tête radiale, cylindre plein à axe vertical, qui s'articule à la petite cavité sigmoïde. Le ligament annulaire encroûté de cartilage à sa face interne, qui s'enroule autour du pourtour de la tête radiale, s'attache sur les bords antérieur et postérieur de la petite cavité sigmoïde du cubitus.
MOYENS D'UNION PASSIFS :
• La capsule est tendue entre l'humérus (suit le bord des fossettes) et les 2 os de l'avant-bras (au niveau du col du radius et autour des cavités sigmoïdes du cubitus), elle est tapissée d'une synoviale. Elle est lâche en ARR.
• Le ligament latéral interne (ulnaire) est le plus puissant. C'est un éventail fibreux qui irradie de la face antérieure de l'épitrochlée en 3 faisceaux (Antérieur et Moyen vers l'apophyse coronoïde du cubitus / Postérieur vers l'ARR jusqu'à l'olécrane).
• Le ligament latéral externe (radial) moins résistant que le précédent, il irradie de la face antérieure de l'épicondyle en 3 faisceaux (Antérieur jusqu'au bord antérieur de la petite cavité sigmoïde / Moyen jusqu'au bord postérieur de la petite cavité sigmoïde / Postérieur se termine sur l'olécrane).
• Le ligament annulaire (à la fois surface articulaire et moyen d'union), qui est un prolongement de la capsule, s'enroule autour du pourtour de la tête radiale. Sa face interne encroûtée de cartilage est une surface articulaire. Il est plus large en HT qu'en BAS et empêche la luxation lors de traction du radius vers le bas. Il est tendu du bord postérieur de la petite cavité sigmoïde à son bord antérieur en contournant le radius.
• Le ligament carré de DENUCÉ, quadrilataire, renforce la capsule en BAS entre le radius et le cubitus. Il unit le col du radius au bord inférieur de la petite cavité sigmoïde.
• Le ligament postérieur, peu résistant, est tendu du bec de l'olécrane à la fossette olécranienne.
• Le ligament antérieur, peu résistant, est tendu de la ligne d'insertion de la capsule au bord antérieur de la petite cavité sigmoïde et au ligament annulaire.
MOYENS D'UNION ACTIFS : le biceps brachial, le brachial antérieur en AV; le triceps brachial et l'anconé en ARR.
MOUVEMENTS : Flexion (140 à160°) / Extension (0° à -5°) - Prono-supination au niveau de l'articulation radio-cubitale inférieure et supérieure (pronation 80°, supination 90°).
La position de repos est une flexion à env. 100°.
La radio-cubitale inférieure (ou radio-cubitale distale) est une articulation de type trochoïde à 1 ddl. Elle unit la petite cavité sigmoïde du radius (incisure ulnaire) à la circonférence articulaire du cubitus (extrémités distales des 2 os). Le ligament triangulaire (tendu de la base de l'apophyse styloïde cubitale à la base de la petite cavité sigmoïde) renforce cette articulation qui participe à la prono-supination. La position de repos est la semi-pronation (pouce vers l'AV).
Prono-supination : Dans les mouvements de Prono-Supination (mouvements associés aux deux articulations radio-cubitale supérieure et inférieure) la tête du radius tourne sur son axe alors que l'extrémité inférieure du radius passe en avant du cubitus (du fait de sa courbure pronatrice).
Si le coude est libre, l'association des rotations épaule-coude-poignet permet une rotation de la main d'une amplitude d'environ 360°.
Remarques : traumatologie sportive : le tennis-elbow est une inflammation de la synoviale.
Le nerf cubital passe entre l'olécrane et l'épitrochlée.
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POIGNET - ARTICULATION RADIO-CARPIENNE
GENERALITES : c'est une articulation de type condylienne (2 ddl) qui unit l'avant-bras à la main.
SURFACES ARTICULAIRES :
• En HT : la cavité glénoïde antibrachiale est constituée en DH de l'extrémité inférieure du radius (en forme d'ellipse, constitue les 2/3 de la cavité), en DD, du ligament triangulaire qui est tendu de la base de l'apophyse styloïde cubitale à la base de la petite cavité sigmoïde du radius. Dans son ensemble, cette cavité est concave et elliptique, elle regarde vers le BAS, l'AV et le DD.
• En BAS : le condyle carpien est constitué des 3 os externes de la première rangée des os du carpe (le scaphoïde et le semi-lunaire qui répondent au radius, et le pyramidal qui répond au ligament triangulaire) et des ligaments interosseux qui les relient.
MOYENS D'UNION PASSIFS :
• La capsule s'insère en HT et en BAS sur le pourtour des surfaces articulaires. Elle est tapissée sur sa face interne d'une synoviale.
• Le ligament antérieur (cubito et radio-carpien) est le plus puissant. Il forme 2 faisceaux qui descendent du radius et du ligament triangulaire pour converger vers les os du carpe.
• Le ligament postérieur (radio-carpien) est formé de 3 faisceaux irradiant du bord post de l'extrémité inférieure du radius vers le scaphoïde, le semi-lunaire et le pyramidal.
• Le ligament latéral externe (2 faisceaux antérieur et postérieur tendus de l'apophyse styloïde du radius au scaphoïde)
• Le ligament latéral interne (2 faisceaux : antérieur tendu de l'apophyse styloïde du cubitus au pisiforme, et postérieur tendu de l'apophyse styloïde du cubitus au pyramidal).
MOUVEMENTS : Flexion (80° limités par les extenseurs des doigts) / extension (de 50° si mouvement actif à 90° en passif) - Abduction ou inclinaison radiale (15° dont 2/3 grâce à l'articulation sous-jacente : la médio-carpienne) / Adduction ou inclinaison cubitale (40° dont plus de 1/2 est due à l'articulation médio-carpienne).
Voir aussi : La prono-supination
Remarques : l'articulation médio-carpienne entre les deux rangées des os du carpe joue un rôle important dans l'amplitude des mouvements de l'articulation du poignet.
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HANCHE - ARTICULATION COXO- FÉMORALE
GENERALITES : c'est une énarthrose (3 ddl) qui unit la cuisse au bassin : l'os iliaque (coxal) à l'extrémité proximale du fémur (c'est l'articulation proximale du membre inférieur). Entre les deux pièces osseuses et tendu le ligament rond. Cette articulation transmet le poids du corps au membre inférieur.
SURFACES ARTICULAIRES :
• En DH : sur le fémur, la tête fémorale représente les 2/3 d'une sphère pleine (20 à 25 mm de rayon). Elle est recouverte de cartilage (plus épais en HT qu'en BAS) à l'exception de la fossette d'insertion du ligament rond (dans le quadrant postéro-inférieur). Elle regarde en DD, en HT et en AV. Son axe forme avec la diaphyse un angle cervico-diaphysaire de environ 130° (qui diminue avec l'âge). La tête fémorale est reliée à la diaphyse par le "col du fémur".
• En DD : sur la face externe de l'os iliaque, dans son segment moyen ,au dessus du trou obturateur : la cavité cotyloïde (le cotyle ou acétabulum). C'est une cavité hémisphérique limitée dans son pourtour par le sourcil cotyloïdien (plus marqué en HT) et par l'échancrure ischio-pubienne en BAS. Elle présente 2 régions : à la périphérie, une surface semi-lunaire encroûtée de cartilage (en forme de croissant concave vers le BAS et se terminant par 2 cornes : antérieure et postérieure) et au centre, l'arrière fond (fosse acétabulaire) non recouverte de cartilage, non articulaire (elle est remplie d'un paquet adipeux).
• Entre les 2 précédentes surfaces, il existe un bourrelet cotyloïdien de forme annulaire (le labrum). C'est un fibro-cartilage enroulé à la périphérie d u cotyle dont il régularise les bords, en augmente la superficie ainsi que la profondeur. Il est triangulaire à la coupe et présente donc 3 faces ("Adhérente" attachée au sourcil cotyloïdien / "Périphérique" attachée à la capsule / "Articulaire" et recouverte de cartilage qui répond à la tête fémorale). Au niveau de l'échancrure ischio-pubienne, il passe en pont formant le ligament transverse de l'acétabulum (il crée un orifice ostéo-fibreux qui conduit à l'arrière fond de la cavité articulaire de l'os iliaque).
MOYENS D'UNION PASSIFS :
• la capsule, est un manchon fibreux très résistant, inséré en DD sur le pourtour osseux du sourcil cotyloïdien, en AV sur la ligne intertrochantérienne antérieure du fémur et en ARR au niveau du col sur la face postérieure du fémur. La synoviale tapisse la face interne de celle-ci et produit le liquide synovial qui nourrit le cartilage.
• le ligament antérieur (ou ilio-fémoral ou ligament de BERTIN) très résistant, triangulaire à base externe, recouvre la face antérieure de la capsule. Epais au bord (faisceau supérieur ou ilio-prétrochantérien et faisceau inférieur ou ilio-prétrochantinien) mince au centre, il est tendu de l'épine iliaque antéro-inférieure à la ligne intertrochantérienne antérieure. Il entrave la rotation externe et l'adduction.
• le ligament inférieur (ou pubo-fémoral) triangulaire à base pubienne renforce en BAS la capsule. Il est tendu de la branche ilio-pubienne à la partie inférieure de la ligne intertrochantérienne en AV du petit trochanter. Il entrave l'abduction.
• le ligament postérieur (ou ischio-fémoral) situé sur la face postérieure de l'articulation coxo-fémorale. Il est tendu de la partie ischiatique du sourcil et du bourrelet cotyloïdien et se termine en 3 faisceaux (Supérieur : à la face interne du grand trochanter / Moyen et Inférieur : se perdent respectivement en DH et en BAS dans la capsule). Il limite la rotation interne de la cuisse.
• le ligament rond est une lame (longueur env. 3 cm) intra-capsulaire mais extra-synoviale (Il est isolé de la cavité synoviale par un manchon synovial). Il prend son origine sur la fossette non recouverte de cartilage de la tête fémorale et se divise en 3 faisceaux au niveau de l'échancrure ischio-pubienne du cotyle (Faisceau antérieur qui se termine en ARR de la corne postérieure du cotyle / Moyen : qui s'attache sur le bord interne du ligament transverse de l'acétabulum / Postérieur : se termine sur l'ischion en passant sous le ligament transverse de l'acétabulum). Il empêche l'extraction en cas de luxation de l'articulation.
MOYENS D'UNION ACTIFS : les fessiers en ARR et en DH, les muscles pelvi-trochantériens et les adducteurs en DD, le quadriceps et le poas-iliaque (ilio psoas) en AV.
MOUVEMENTS : Flexion (de 90° si la jambe est tendue car limitée par la tension des ischio-jambiers à 130° si le genou est fléchi) / Extension (15°) - Abduction (45°) / Adduction (30°) - Rotation externe (60°) - Rotation interne (40°).
La position de repos est une légère flexion associée à une légère abduction.
Position d'instabilité : assis, jambes croisées, cheville sur le genou du membre opposé.
Remarques : c'est une articulation fréquemment atteinte d'arthrose (coxarthrose). Le col du fémur devient fragile chez les personnes âgées (femme ménopausée surtout : décalcification). La luxation est rare et entraîne souvent la fracture.
Risque de luxation congénitale car le lange du bébé s'effectue en abduction forcée.
Le ligament rond est accessoire chez l'adulte par rapport au réseau vasculaire important, mais primordial chez l'enfant car il contient l'artère qui vascularise la tête fémorale, son arrachement peut donc entraîner la nécrose de la tête du fémur.
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GENOU - COMPLEXE ARTICULAIRE DU GENOU
GENERALITES : c'est l'articulation la plus grosse du corps humain, elle unit la cuisse à la jambe. Elle est composée de 2 articulations :
• l'articulation fémoro-tibiale, est une double condylienne complétée de ménisques, elle unit le fémur au tibia,
• l'articulation fémoro-patellaire (trochléenne à 1 ddl) est apparentée à une trochléenne, elle unit la rotule (patella) à la face antérieure de l'extrémité inférieure du fémur.
La flexion du genou est composé d'une double période : roulement / glissement. Du fait du verrouillage de l'articulation en extension, le genou ne possède principalement qu'un degré de liberté (flexion / extension) néanmoins un 2° degré de liberté apparaît lorsque il est fléchi : la rotation int /ext.
by Yves Piguet
SURFACES ARTICULAIRES :
• sur le fémur (épiphyse distale) : la trochlée fémorale s'articule en AV à la face postérieure de la rotule (la trochlée avance plus du côté externe empêchant la luxation de la rotule) La joue externe est plus haute que l'interne. Une gorge sépare les 2 joues qui se prolongent en ARR par les condyles fémoraux séparés à leur tour en ARR par l'échancrure intercondylienne. Les condyles s'articulent en BAS avec les glènes du tibia, le condyle interne est plus long que l'externe. Trochlée et condyles sont séparés par 2 crêtes intertrochléo-condyliennes,
• sur le tibia (épiphyse proximale) 2 cavités glénoïdales séparées d'une surface en forme de sablier non recouverte de cartilage (l'espace inter condylien) sont articulaires avec les condyles fémoraux par l'intermédiaire des ménisques. La glène externe est légèrement plus large mais moins longue que l'interne. Les glènes se relèvent près de leur bord axial au niveau des l'épines tibiales,
• sur la rotule : la face postérieure dont la surface articulaire fémorale occupe les 2/3 . Celle-ci est constituée de 2 champs séparés par une crête verticale située légèrement en DD de la ligne médiane. La surface articulaire s'oppose à la trochlée fémorale (elle est maintenue en contact avec le fémur par l'intermédiaire des ailerons rotuliens).
•
Les ménisques articulaires interne (ou médial) et externe (ou latéral). Ce sont des fibro-cartilages, en forme de croissant de lune, triangulaires à la coupe. Ils possèdent 3 faces (Périphérique, 3 mm de HT qui adhère à la capsule / Supérieure, concave qui répond aux condyles / Inférieure qui répond aux glènes), 2 cornes (Antérieure et Postérieure : moyens de fixation sur les surfaces pré et rétro-spinales) et 1 bord (axial mince et libre). Le ménisque interne [2] a la forme d'un "C" ouvert et le ménisque externe [1] d'un "C" presque fermé en "O".
Les ménisques ont un léger mouvement de va-et-vient, d'ARR en AV, pendant la flexion/extension.
Ils assurent la congruence et la concordance des surfaces articulaires entre le fémur (condyles convexes) et le tibia (glènes quasi planes). Leur rôle essentiel est d'améliorer la concavité des glènes, la stabilité de l'articulation et d'augmenter la superficie de l'appui ce qui entraîne une meilleure répartition des pressions. vue supérieure
ARR
AV
vue antérieure
MOYENS D'UNION PASSIFS :
• la capsule, qui est renforcée à l'ARR pour formée les 2 coques condyliennes, est tapissé en sa face interne d'une synoviale. En AV elle contient la rotule,
• les ligaments croisés antéro-externe (de la surface pré-spinale à la face interne du condyle externe, il est renforcé par la corne antérieure du ménisque externe) et postéro-interne (de la surface rétro-spinale à la face externe du condyle interne),
• Les ligaments latéral interne latéral externe,
Ligament latéral externe
tendu de l'ARR et DH du condyle externe à la face supérieure de la tête du péroné Ligament latéral interne
tendu en ARR et DD du condyle interne du fémur à la partie supérieure de la face interne du tibia (possède une partie antérieure fémoro-tibiale et une partie postérieure fémoro-méniscale et tibio-méniscale)
• le plan fibreux antérieur
o le plan profond (ou capsulaire) comprend : les ailerons rotuliens interne (du condyle interne au bord interne de la rotule) et externe (du bord externe de la rotule au condyle externe), et les ailerons sous-rotuliens unissent les ménisques à la rotule.
o le plan moyen (ou tendineux) recouvre le précédent. Il comprend en AV : de la profondeur à la superficie : le tendon quadricipital, le tendon rotulien, les expansions des vastes (directes et croisées) ; en DH : le fascia lata et en DD : la mince expansion du couturier (sartorius).
o le plan superficiel (ou aponévrotique) correspond à l'aponévrose superficielle qui enveloppe les muscles
• le plan fibreux postérieur renforce la partie postérieure de la capsule articulaire en formant une nappes fibreuses : les coques condyliennes interne et externe qui recouvrent en ARR du plateau tibial et des condyles fémoraux. Il comprend également en ARR : le ligament poplité oblique (récurrent du 1/2 membraneux jusqu'à la coque condylienne externe) et en DH : le ligament poplité arqué (du sommet du péroné à la coque condylienne externe et au tibia).
MOYENS D'UNION ACTIFS : en AV : le tendon du quadriceps et les muscles de la patte d'oie (couturier, droit interne, 1/2 tendineux), le 1/2 membraneux (qui adhère à la coque condylienne interne), en ARR : le biceps fémoral (qui adhère à la coque condylienne externe), le poplité et le triceps sural.
Les ligaments croisés : Ils sont situés dans l'échancrure intercondylienne (intra capsulaire mais extra synoviale), ils limitent les mouvements de torsion. Les ligaments croisés antéro-externe (AE) et postéro-interne (PI) sont croisés dans les plans sagittal (ligament AE : presque horizontal, ligament PI : presque vertical) et horizontal (ligament AE : oblique de DD à DH, ligament PI : oblique de DH à DD).
- Ligament AE tendu de la surface pré-spinale à la face interne du condyle externe.
- Ligament PI tendu de la surface rétro-spinale à la face externe du condyle interne.
MOUVEMENTS : Flexion (140° à 150°) / Extension (0° à -5°) - Rotation uniquement quand le genou est fléchi : rotation interne (30°) / rotation externe (40°) : la rotation est possible à cause de la longueur différente des 2 condyles fémoraux (interne : 10cm, externe : 8cm).
Remarques : la rotation interne accompagne le début de la flexion, la rotation externe accompagne la fin de l'extension.
La lésion méniscale est une traumatologie sportive fréquente (détachement de la capsule ou fissure du ménisque). Faiblement vascularisés, se nourrissant essentiellement de liquide synovial, les ménisques non pas de tendance spontanée à la cicatrisation. La laision méniscale interne est 20 fois plus fréquente que l'externe du fait de la faible mobilité du ménisque interne.
La rupture du ligament croisé antéro-externe se caractérise par un phénomène de "tiroir" vers l'AV.
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CHEVILLE - ARTICULATION TIBIO-PÉRONÉO-ASTRAGALIENNE (Talo-crurale)
GENERALITES : elle unit le tibia et le péroné (fibula) à l'astragale (talus). C'est une articulation de type trochléenne (1 ddl) qui est bridée latéralement par les malléoles interne et externe ainsi que de puissants ligaments.
SURFACES ARTICULAIRES : Elles s'encastrent l'une dans l'autre à la façon d'un tenon et d'une mortaise. La poulie astragalienne déborde largement (de 1/3) de la mortaise. L'axe de rotation est oblique en DH et en ARR.
• la mortaise tibio-péronière possède 3 faces ou parois (Supérieure : c'est la face inférieure concave du pilon tibial, plus large en AV, elle répond à la poulie astragalienne / Interne : c'est la face externe de la malléole tibiale, triangulaire à sommet postérieur qui s'articule avec la face interne de l'astragale / Externe : c'est la facette articulaire de la malléole péronière, triangulaire à sommet inférieur qui s'articule avec la face externe de l'astragale). L'axe médian de la mortaise est oblique en AV et en DH (valgus du pied),
• le tenon astragalien est constitué des 3 faces articulaires de l'astragale : (Supérieure : en forme de poulie dont la gorge est oblique en AV et en DH, elle est convexe d'AV en ARR, elle répond à la surface inférieure du tibia. Elle est plus large en AV / Interne : concave, elle répond à la face externe de la malléole interne / Externe : elle répond à la face interne de la malléole externe).
MOYENS D'UNION PASSIFS
• la capsule est très lâche d'AV en ARR (culs-de-sac antérieur et postérieur), serrée latéralement. Une synoviale tapisse sa face interne,
• 2 fins ligaments tibio-fibulaire antérieur et postérieur sont tendus entre les os de la jambe en AV et en ARR de l'articulation,
• les ligaments latéral externe (ou latéral) et interne (ou médial).
Ligament latéral interne (LLI)
Disposé en 2 plans.
- Plan superficiel (ligament deltoïdien, non dessiné dans sa totalité) s'étend en éventail du bord antérieur de la malléole tibiale à la face interne du scaphoïde jusqu'au calcanéum
- Plan profond avec un faisceau antérieur (ligament tibio astragalien ant.) s'étend du bord antérieur de la malléole interne au collier astragalien, et un faisceau postérieur (ligament tibio astragalien post.) symétrique au précédent, qui se termine sur la face postérieure de l'astragale.
ligament latéral externe (LLE)
Possède 3 faisceaux qui irradient de la malléole externe.
- Faisceau antérieur (lig. péronéo-astragalien ant.) et tendu du bord antérieur de la malléole externe à la face externe du col de l'astragale,
- Faisceau moyen (lig. péronéo-calcanéen) est tendu du bord antérieur de la malléole externe à la face externe du calcanéum,
- Faisceau postérieur (lig. péronéo-astragalien post.) est tendu de la face interne de la malléole externe à la face postérieure de l'astragale,
MOYENS D'UNION ACTIFS : en ARR : le tendon (d'Achille) du triceps sural, le court et long fibulaire, les muscles fléchisseurs et les muscles extenseurs de la cheville et des orteils.
MOUVEMENTS : Flexion dorsale (20° à 30°) / Flexion plantaire (30° à 60°). C'est une articulation couplée d'un point de vue biomécanique aux articulations sous-jacente du tarse.
Remarques : l'axe du mouvement est oblique de 15° en DH et en ARR (déviation externe du pied : valgus physiologique).
La malléole interne et plus basse que l'externe (blocage osseux) : les entorses sont fréquentes en varus (la position de supination est autorisée par l'articulation sous-astragalienne). C'est l'articulation la plus sujette aux entorses. Oedème en oeuf de pigeon à l'extérieur du "cou-de-pied" = lésion du ligament latéral externe (par ordre faisceau antérieur, moyen, postérieur).
(Rééducation proprioceptive sur plateau instable).
L'écartement de la mortaise tibio-péronière peut entraîner la fracture malléolaire externe ou bi-malléoles (ligament interosseux entre le tibia et le péroné très puissant).
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DISQUE INTERVERTÉBRAL
GÉNÉRALITÉS : Les disques intervertébraux associés aux ligaments vertébraux forment une symphyse intervertébrale. Chacun d'eux participe à la mobilité globale de la colonne vertébrale. Les disques intervertébraux s'interposent entre les corps de 2 vertèbres successives.
Le disque intervertébral (DIV) est constitué de 2 parties :
• l'anneau fibreux (anulus fibrosus), fibrocartilage et fibres de collagène disposées en couches concentriques dont l'orientation des fibres change d'une couche à l'autre. Il est constitué de fibres dont l'orientation change d'une couche à l'autre, en leur centre s'insère le noyau,
• le noyau (nucléus pulposus) gélatineux. Riche en eau, il est déformable mais incompressible : qualité qu'il perd en vieillissant. Son rôle est d'amortir et de répartir les contraintes et les pressions. Il est situé d'autant plus en ARR par rapport au centre que l'on descend dans la colonne vertébrale.
MOYENS D'UNION PASSIFS : Les ligaments vertébraux communs antérieurs (qui tapissent toute la partie antérieure des corps vertébraux et des disques de l'occipital au sacrum) et postérieurs (qui tapissent la face postérieure des corps vertébraux, à l'intérieur du canal médullaire) renforcent la colonne, limitent les mouvements de flexion/extension et protègent les disques intervertébraux.
Le ligament cervical postérieur est tendu de l'occipital aux apophyses épineuses des vertèbres cervicales,
Le ligament intertransversaire est tendu entre les pointes des apophyses transverses. Il est très résistant au niveau lombaire,
Le ligament interépineux est tendu entre les apophyses épineuses,
Le ligament sus-épineux tendu de C7 au sacrum entre les pointes des apophyses épineuses,
Le ligament jaune ferme le trou de conjugaison en AV et en DD.
MOUVEMENTS de la colonne vertébrale sont limités :
• en flexion par le ligament commun postérieur et le ligament interépineux,
• en extension par le ligament commun antérieur et les apophyses épineuses,
• en inclinaison latérale par le ligament intertransversaire (coté opposé au mouvement),
• en rotation par le ligament intertransversaire.
Hernie discale (migration du disque vers le canal rachidien) : le nucléus pulposus migre vers l'ARR : risque de rupture du ligament dorsal avec risque de lésion de la moelle épinière. Elle est rare au niveau dorsal, plus fréquente au niveau lombaire (l'hernie postero-latérale la plus fréquente est la sciatique).
La mobilité entre 2 vertèbres consécutives est faible et se réduit de HT en BAS en raison des impératifs de stabilité qui augmentent en BAS. La somme de ces faibles mouvements confère à la colonne vertébrale une bonne mobilité rotatoire au niveau cervical et lombaire et une bonne mobilité d'inclinaison au niveau cervical et dorsal.
ANATOMIE - MYOLOGIE
Ces cours de Myologie de l'appareil locomoteur correspondent aux exigences de la première année du DEUG (Diplôme d'Etudes Universitaires Générales) de l'UFR STAPS des Antilles et de la Guyane. Ils font suite aux cours d'Ostéologie. D'une manière générale, ils sont communs à l'ensemble des UFR STAPS mais peuvent être abordés selon les cursus, indifféremment en 1° ou 2° année de DEUG. Leur présentation "interactive" en facilite la lecture. Le texte court, respecte toujours le même plan, facilitant la mémorisation. Sans détails inutiles, il présente dans un souci pédagogique, la description générale et morphologique de nombreux muscles ainsi que des remarques d'ordre clinique et/ou pathologique : ouverture vers une meilleure compréhension.
Ces cours sont mis à disposition des étudiants à des fins pédagogiques (révision STAPS, préparation aux Brevets d'État fédéraux, remise à jour de connaissances passées, préparation à l'entrée en STAPS, en école de Kinésithérapie, ou en Médecine...) et ne peuvent être utilisés à des fins commerciales sans accord de l'auteur.
(Mise à jour : 09/2002)
Bibliographie:
• Traumatologie du sport (5ième éd.). R.-G. DANOWSKI, J.-C. CHANUSSOT. éd Masson Paris. 1996
• Anatomie - Tome 1 Appareil locomoteur (2ième éd. 10ième tirage). Edition française dirigée par C. CABROL. éd. Flammarion Médecine-Sciences. 1992
• Les feuillets d'anatomie J. BRIZON et J. CASTAING . éd. Librairie Maloine S.A.1985
o Fascicule IV : Muscles du membre supérieur
o Fascicule V : Muscles du membre supérieur
o Fascicule XII : Muscles du cou et du tronc
Listes des abréviations :
Avant (AV) - Arrière (ARR) Dehors (DH) - Dedans (DD)
Haut (HT) - Bas (BAS) Droite (DR) - Gauche (G)
Généralités (Géné.) - Origine (Ori.) - Trajet/corps (Traj.) - Terminaison (Term.) - Action (Act.)
Auteur : Claude HERTOGH
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INTRODUCTION
La Myologie [grec. mus = muscle; logia=théorie] est la partie de l'anatomie qui traite des muscles. On différentie le muscle cardiaque (myocarde) à contraction automatique, les muscles lisses à contraction involontaire et les muscles striés (dits muscles rouges) à contraction volontaire. Parmi ceux-ci, seuls les principaux muscles de l'appareil locomoteur seront abordés ; muscles auxquels nous avons rajouté le diaphragme.
Les muscles sont les organes actifs du mouvement. Ils représentent 40% du poids du corps (soit 30kg pour un homme de 75kg) et sont composés à 75% d'eau. Ils sont doués de propriétés qui sont :
• l'élasticité (capacité à s'étirer) emmagasinant ainsi de l'énergie qu'ils pourront restituer,
• la contractilité (capacité de se contracter à la suite d'une excitation convenable : influx nerveux, stimulation électrique),
• et la tonicité (capacité de conserver un certain état de contraction) responsable du tonus musculaire, de la posture.
Ces 3 propriétés ne sont pas réparties de façon équivalente dans les muscles (ex.: les muscles de l'appareil locomoteur spécialisés dans le mouvement, ne sont pas aussi toniques que ceux de la posture, mais ils sont plus élastiques).
On reconnaît plusieurs formes aux muscles dont les plus répandues sont :
• fusiforme (ex.: biceps, triceps...) en forme de fuseau, les fibres musculaires sont principalement dirigées dans la direction du corps du muscle,
• pennée (uni ou bipenné) en forme de plume, les fibres musculaires sont inclinées, et donc oblique par rapport à la direction du corps du muscle,
• segmentée (ex.: grand droit de l'abdomen), les fibres charnues laissent place à des fibres tendineuses,
• plate (ex.: grand pectoral), muscle étendu, les fibres s'orientent parallèlement ou sont souvent disposées en forme d'éventail.
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MUSCLES DU COU ET DU TRONC
• Les muscles du cou : Sterno-cléïdo-mastoïdien / Angulaire & Rhomboïde
• Les muscles du thorax : Trapèze (Cf. épaule) / Grand dorsal (Cf. épaule) / Grand dentelé / Petit dentelé postérieur et supérieur & Petit dentelé postérieur et inférieur / Carré des lombes
• Les muscles antéro-latéraux de l'abdomen : couche superficielle: Grand oblique / couche intermédiaire: Petit oblique / couche profonde: Transverse de l'abdomen / Grand droit de l'abdomen qui complète les couches en AV. Action commune des muscles de la sangle abdominale
• Le Diaphragme
Sterno-cléïdo-mastoïdien
(m. sternocleidomastoideus)
Généralités
(Géné.) Muscle antéro-latéral du cou, tendu entre le sternum, la clavicule et le temporal
Origine
(Ori.) Un chef sternal sur le manubrium et un chef claviculaire sur l'extrémité proximale de la clavicule
Trajet/corps
(Traj.) Oblique vers le HT, le DH et l'ARR
Terminaison
(Term.) Sur l'apophyse mastoïde du temporal (derrière le lobe de l'oreille) déborde sur l'occipital
Action
(Act.) Tourne la tête du côté opposé à la contraction en l'inclinant du côté de la contraction. Si la contraction est simultanée des 2 côtés, il abaisse la tête. Muscle inspirateur auxilliaire
Angulaire
(m. levator scapulae) Rhomboïde
(m. rhomboideus)
Géné. Muscle latéral et profond du cou, tendu des cervicales à l'omoplate Muscle postérieur et profond, aplati, il est tendu entre le rachis et le bord interne de l'omoplate. Généralement constitué de 2 muscles : le Petit (m. minor) et le Grand rhomboïde (m. major)
Ori. Apophyses transverses de C1 à C4 Bord spinal de l'omoplate
Traj. Vertical vers le DH Oblique vers le HT et le DD
Term. Angle supérieur de l'omoplate Apophyses épineuses de C6 à C7 (Petit rhomboïde) et de D1 à D4 (Grand rhomboïde)
Act. Elévateur de l'omoplate en lui appliquant un mouvement de sonnette interne Elévateur et adducteur de l'omoplate qu'il colle contre la cage thoracique
Grand dentelé
(m. serratus anterior)
Géné. Muscle fixateur de la ceinture scapulaire, appliqué à la paroi latérale du thorax, tendu des côtes à l'omoplate
Ori. Corps des côtes 1 à 9
Traj. Passe sous l'omoplate, il crée à son origine un relief en forme "d'écailles" à la surface externe du thorax. Se dirige horizontalement vers DH puis vers DD
Term. De l'angle supérieur à la pointe de l'omoplate en 3 parties (supérieure = angle supérieur, moyenne = bord spinal, inférieure = pointe)
Act. Fixe l'omoplate contre le thorax. Agit en synergie avec le rhomboïde et le trapèze pour amener l'omoplate vers l'AV et le DH. Sonnette externe
Petit dentelé postérieur et supérieur
(m. serratus posterior superior) Petit dentelé postérieur et inférieur
(m. serratus posterior inferior)
Géné. Muscles profonds, respectivement de la partie supérieure ou inférieure du dos
Ori. Des apophyses épineuses de C5 à D2 Au niveau de l'aponévrose de D12 à L3
Traj. Oblique vers le BAS et le DH Oblique vers le HT et le DH
Term. Faces externes des côtes 2 à 5 Faces externes des côtes 9 à 12
Act. Elève les côtes Abaisse les côtes
Carré des lombes
(m. quadratus lumborum)
Géné. Muscle du dos, tendu de la dernière côte et de la colonne lombaire au bassin
Ori. 12ième côte et apophyse costiforme de L1 à L3
Traj. Vers le BAS (et légèrement en DH)
Term. Lèvre interne de la crête iliaque
Act. Fléchit la colonne vertébrale latéralement et avec elle le thorax, abaisse la 12ième côte. Expirateur. Inversement si les points fixes sont les côtes : il attire le bassin du côté de la contraction
Grand droit de l'abdomen
(m. rectus abdominis)
Géné. Muscle antérieur et superficiel de la paroi du tronc, tendu verticalement le long de la ligne médiane, entre le gril costal, l'appendice xiphoïde et la symphyse pubienne
Ori. Sur la face externe des 5ième, 6ième et 7ième cartilages costaux et de leur cartilage costal et sur l'apophyse xiphoïde sternale
Traj. Vertical de HT en BAS, plus large en HT. Le corps est entrecoupé d'intersections tendineuses (le plus souvent 3). Le muscle est contenu dans la gaine aponévrotique formé par les aponévroses des muscles : transverse, petit et grand oblique
Term. Face antérieure et bord supérieur du pubis, quelques fibres croisent la ligne médiane au niveau de la symphyse pubienne
Act. Flexion du thorax sur le bassin et réciproquement. Comprimant les viscères, c'est un muscle expirateur qui travaille en synergie avec le diaphragme
Grand oblique
ou Oblique externe
(m. obliquus externus abdominis)
Géné. Muscle superficiel et latéral de la paroi de l'abdomen. Mince et très étalé, il est tendu entre la cage thoracique et l'os iliaque
Ori. Face externe des 5 (ou 6ième ) à 12ième côtes
Traj. Oblique vers le BAS et l'AV. Le corps est tendineux en AV, charnu en ARR. Fibres supérieures = presque horizontales, inférieures = presque verticales
Term. Fibres supérieures : en AV du Grand droit, les 2 grands obliques se rejoignent par leur aponévrose au niveau de la ligne blanche qu'ils contribuent à former
Fibres moyennes : de l'arcade crural au pubis opposé
Fibres inférieures : partie antérieure de la crête iliaque
Act. Quand les 2obliques se contractent : flexion du tronc sur le bassin. Travaillant seul avec le Petit oblique opposé il engendre une rotation. Contribue à former la sangle abdominale
Petit oblique
ou Oblique interne
(m. obliquus internus abdominis)
Géné. Muscle latéral de la paroi de l'abdomen, situé entre le Grand oblique et le Transverse. Large, triangulaire. Tendu de la crête iliaque aux dernières côtes, à la ligne blanche et au pubis
Ori. 2/3 antérieur de la crête iliaque, déborde sur l'arcade crurale
Traj. Corps aplati : étroit en ARR, large en AV. En éventail : fibres postérieures = verticales, fibres moyennes = horizontales et fibres inférieures = obliques vers le BAS et le DD
Term. fibres postérieures : bord inférieur des 3 dernières côtes
fibres moyennes : par une aponévrose qui forme en partie la ligne blanche
fibres inférieures : sur la symphyse pubienne en AV du Grand droit et en ARR du Grand oblique
Act. Inclinaison latérale et rotation. Contribue à former la sangle abdominale
Transverse de l'abdomen
(m. transversus abdominis)
Géné. Muscle latéral profond de la paroi de l'abdomen sous les Obliques. Tendu de la colonne vertébrale à la ligne blanche
Ori. Face interne des 6 ou 7 derniers arcs costaux, sur les apophyses costiformes des vertèbres lombaires, lèvre interne de la crête iliaque et déborde sur l'arcade crurale
Traj. Corps large et mince, triangulaire à base antérieure. Fibres horizontales dirigées vers l'AV puis vers le DD
Term. Par une aponévrose au niveau de la ligne blanche qu'elle contribue à former
Act. Contribue à former la sangle abdominale, il empêche le ventre de sortir quand le diaphragme inspire. Il forme avec celui-ci un couple antagoniste : Diaphragme (inspirateur)/ Transverse (expirateur)
Actions communes des muscle de la sangle abdominale
Géné. La sangle abdominale est constituée des muscles antéro-latéraux de l'abdomen :
• couche superficielle : Grand oblique en marron
• couche intermédiaire : Petit oblique en bleu
• couche profonde : Transverse de l'abdomen en violet
• que complète le Grand droit de l'abdomen en AV en vert (Ligne blanche en orange)
Sens des fibres Flexion Rotation Inclinaison latérale
Act. Forment la sangle abdominale, le gainage du bassin et donnent la forme de la taille.
Ils sont expirateurs, compriment les viscères (vomissement & défécation). Ils corrigent l'hyperlordose lombaire et soulagent les disques vertébraux dans les efforts de soulèvement. Ils interviennent dans la flexion et la rotation du tronc.
• Si le point fixe est le thorax : ils portent le bassin en AV et en HT
• Si le point fixe est le bassin : à partir de la position allongée, ils sont élévateurs du haut du corps (fléchisseurs)
Diaphragme
(m. Diaphragma)
Géné. En forme de coupole, il sépare le thorax en HT de la cavité abdominale en BAS. La partie centrale (centre phrénique) est tendineuse
Ori. Fibres costales : latéralement sur les 6 dernières côtes (faces internes), fibres sternales : en AV sur l'appendice xiphoïde (face postérieure), fibres vertébrales : en ARR sur les vertèbres lombaires par les piliers du diaphragme
Traj. Des différentes insertions convergent des fibres musculaires vers le centre tendineux
Term. Le centre tendineux à hauteur du 4ième espace intercostal à DR et du 5ième à G
Act. C'est le principal muscle inspirateur. Le diaphragme en se contractant abaisse le centre phrénique, écarte les côtes et augmente le volume de la cage thoracique
Il présente plusieurs ouvertures laissant passer notamment l'aorte, l'oesophage et la veine cave inférieure
MUSCLES DE L'ÉPAULE
Les muscles de l'épaule permettent la mobilisation de celle-ci mais participent aussi à sa stabilité.
• Plan antérieur
o superficiel : Grand Pectoral,
o profond : Sous-clavier / Petit pectoral / Coraco-brachial (Cf. bras) / Biceps brachial (Cf. bras),
o latéral : Deltoïde.
• Plan postérieur : Trapèze / Grand dorsal / Grand dentelé (Cf. Tronc) / Sous-scapulaire / Sus-épineux & Sous-épineux / Petit rond / Grand rond.
Coiffe des rotateurs on appelle ainsi les muscles dont l'origine est la face antérieure de l'omoplate, la terminaison : le trochin de l'humérus et ayant une action commune : adducteur et rotateur interne du bras.
Grand Pectoral
(m. pectoralis major)
Généralités
(Géné.) Muscle superficiel du plan antérieur de l'épaule. C'est un large muscle en forme d'éventail, triangulaire à base interne
Origine
(Ori.) Bord antérieur de la clavicule, manubrium sternal, côtes et cartilage costal 2 à 6 et gaine aponévrotique du Grand droit de l'abdomen
Trajet/corps
(Traj.) Les fibres réunies en 4 faisceaux convergent vers le DH
Terminaison
(Term.) Lèvre externe de la coulisse bicipitale de l'humérus où les fibres s'entrecroisent
Action
(Act.) Adducteur du bras, fléchisseur et rotateur interne de l'épaule, inspirateur profond
Il est de forme triangulaire à sommet externe en position anatomique de référence et devient quadrilatère (se "dévrille") quand le bras se lève du fait de sa terminaison en "J" sur l'humérus : les fibres supérieures à l'origine se terminent en AV et en BAS ; les fibres inférieures se terminent en ARR et en HT
Sous-clavier
(m. subclavius)
Géné. Muscle du plan antérieur profond de l'épaule. Tendu de la 1ière côte à la clavicule
Ori. 1ière côte et son cartilage costal (face supérieure)
Traj. Vers l'ARR, le DH et légèrement vers le HAUT
Term. Dans la gouttière sous-clavière, à la face inférieure de la clavicule
Act. Si le point fixe est le thorax : attire la clavicule vers le thorax et abaisse le moignon de l'épaule en stabilisant la sterno-costo-claviculaire. Si le point fixe est l'épaule : inspirateur profond (soulève la 1ière côte)
Petit pectoral
(m. pectoralis minor)
Géné. Muscle du plan antérieur profond de l'épaule. Triangulaire à sommet supérieur. Tendu entre l'omoplate et les premières côtes
Ori. Face externe des côtes 3, 4 et 5
Traj. Oblique vers le HT, l'ARR et le DH
Term. Apophyse coracoïde de l'omoplate
Act. Si le point fixe est l'épaule : inspirateur profond. Si le point fixe est le thorax, il abaisse le moignon de l'épaule, omoplate en sonnette interne
Deltoïde
(m. deltoideus)
Géné. Seul muscle externe de l'épaule (plan antérieur latéral). Tendu de l'omoplate et de la clavicule à l'humérus en recouvrant totalement l'articulation scapulo-humérale
Ori. Chef claviculaire : clavicule (1/3 distal du bord antérieur), chef acromial : partie la plus haute de l'acromion, chef spinal : épine de l'omoplate
Traj. Recouvre l'épaule, les fibres convergent vers le BAS
Term. En forme de "V" sur l'humérus
Act. Principal abducteur du bras. Antépulseur (ou fléchisseur) et rotateur interne ou rétropulseur (ou extenseur) et rotateur externe selon le faisceau claviculaire ou spinal en action
Il forme le galbe arrondi de l'épaule. Il possède des fibres fusiformes et d'autres bipénnées. Il travaille en synergie avec le Sus-épineux qui engage le mouvement d'abduction
Trapèze
(m. trapezius)
Géné. Muscle du plan postérieur et superficiel de l'épaule. C'est un des muscles les plus étendus de l'organisme. Il est formé des 3 faisceaux : supérieur (sup), moyen (moy) et inférieur (inf), tendu de l'occipital jusqu'à D12 à la clavicule et à l'omoplate
Ori. Sup (ou cervical ou claviculaire) : sur la protubérance occipitale externe et sur les sommets des vertèbres jusqu'à C5. Moy (ou acromial ou thoracique supérieur) : tendu des apophyses épineuses de C7 à D3. Inf (ou thoracique inférieur) : tendu des apophyses épineuses de D2 ou D3 jusqu'à D12
Traj. Muscle en éventail dont les fibres convergent vers le DH
Term. Sup: 1/3 externe de la clavicule. Moy: acromion et déborde sur l'épine de l'omoplate. Inf: début de l'épine de l'omoplate
Act. Rôle important dans la stature : maintient l'omoplate en position, nécessaire à l'action d'abduction du deltoïde. Il rentre en action quand le corps se soulève sous l'action des bras
Si la contraction est unilatérale: Sup : soulève le moignon de l'épaule ou incline latéralement la tête, Moy: inclinaison du rachis, Inf: mouvement de sonnette externe causant une augmentation de l'amplitude de l'abduction du bras jusqu'à 180°.
Si la contraction est bilatérale : Sup: extension de la tête, Moy: rapproche les omoplates de la ligne médiane, Inf: abaisse l'omoplate
Grand dorsal
(m.latissimus dorsi)
Géné. C'est le muscle le plus étendu du corps, large et plat, il occupe la partie postéro-latérale du dos, tendu des vertèbres et du bassin à l'humérus
Ori. Sur la crête iliaque , les 4 dernières côtes et sur toute la hauteur des apophyses épineuses des vertèbres lombaires et thoraciques (jusqu'à D7), s'insère parfois sur l'angle inférieur de l'omoplate
Traj. Vers le HT et le DH. Glisse dans le creux axillaire en se vrillant
Term. Se termine dans la coulisse bicipitale (face antérieure de l'humérus)
Act. Avant tout adducteur du bras en abduction, il est extenseur (rétropulseur) et rotateur interne du bras. C'est le muscle qui sert à se croiser les bras dans le dos (il tire en ARR et abaisse l'omoplate). Si le point fixe est l'humérus il soulève le tronc
Muscle providentiel du paraplégique car son innervation provenant de la branche du tronc secondaire postérieur du plexus cervico-brachial reste efficace même après une lésion de la colonne vertébrale
Sous-scapulaire
(m.subscapularis)
Géné. Muscle de la coiffe des rotateurs de l'épaule, étendu de la face antérieure de l'omoplate à l'humérus
Ori. Fosse sous-scapulaire de l'omoplate
Traj. Les fibres convergent vers le HT et le DH, glissant entre les côtes et l'omoplate
Term. Trochin à l'extrémité supérieure de l'humérus
Act. Rotateur interne et adducteur de l'épaule ou abducteur de l'omoplate
Sus-épineux
(m. supraspinatus) Sous-épineux
(m. infra spinatus)
Géné. Muscles de la coiffe des rotateurs de l'épaule, tendus entre l'omoplate et le sommet de l'humérus de part et d'autre de l'épine de l'omoplate
Ori. Face postérieure de l'omoplate, au dessus de l'épine Fosse sous épineuse de l'omoplate, déborde sur l'épine
Traj. Vers le DH, horizontal, il croise l'articulation de l'épaule en adhérant à sa capsule Vers le DH, son tendon glisse sur la face postérieure de l'épaule
Term. Facette supérieure du trochiter (humérus) Face postérieure du trochiter (humérus)
Act. Abducteur du bras. Dans le couple Deltoïde/Sus-épineux, il engage l'abduction
Adducteur du bras, rotateur externe du bras
Rupture de la coiffe des rotateurs lors de problèmes inflammatoires péri-articulaires. Le sus-épineux est le premier muscle à se rompre car il colle à la capsule
Petit rond
(m. teres minor) Grand rond
(m. teres major)
Géné. Muscles postérieurs de l'épaule, ils appartiennent aux muscles de la coiffe des rotateurs
Ori. Sur le bord axillaire de l'omoplate, le Grand rond est situé plus BAS que le Petit rond
Traj. Oblique vers le HT et le DH Parallèle au petit rond ; vers le HT et le DH et l'AV
Term. Sur la fossette postérieure et inférieure du Trochiter Glisse en AV et se termine sur la lèvre interne de la coulisse bicipitale
Act. Adducteur, rotateur externe (ligament actif de l'épaule) Extenseur de l'épaule. Adducteur, rotateur interne
MUSCLES DU BRAS (vous pouvez cliquer sur l'image)
Coupe horizontale au 1/3 proximal d'un bras droit, vue supérieure
• Loge antérieure (muscles fléchisseurs) : en AV des cloisons intermusculaires interne et externe et de l'humérus, en ARR de l'aponévrose brachiale
o plan profond : [Cb] Coraco-brachial / [Ba] Brachial antérieur
o plan superficiel : [Bb] Biceps brachial
• Loge postérieure (muscle extenseur) : en ARR des cloisons intermusculaires interne et externe et de l'humérus, en AV de l'aponévrose brachiale
[Tb] Triceps brachial
DD AV
Coraco-brachial
(m. coraco-brachialis)
Géné. Muscle de la loge antérieure du bras (muscle profond de la ceinture scapulaire), mono-articulaire, tendu de l'apophyse coracoïde à l'humérus
Ori. Apophyse coracoïde (commune avec la courte portion du biceps et le petit pectoral)
Traj. Fusiforme, oblique vers le BAS, le DH et l'AV
Term. 1/3 supérieur de la face interne de l'humérus
Act. Fléchisseur de l'épaule, léger adducteur
Il lutte contre la luxation de la tête huméral lors du port de charges lourdes en fixant la tête de l'humérus contre la cavité glénoïde
Brachial antérieur
(m. brachialis)
Géné. Muscle mono-articulaire de la loge antérieure du bras, profond, large et puissant. Tendu de l'humérus au cubitus
Ori. 2/3 inférieurs de la face antérieure de l'humérus
Traj. Vertical vers le BAS
Term. Par un puissant tendon sur la tubérosité brachiale du cubitus
Act. Puissant fléchisseur du coude
Biceps brachial
(m. biceps brachii)
Géné. Muscle superficiel de la loge antérieure du bras, bi-articulaire, composé de 2 chefs : longue & courte portion (LP et CP) tendu de l'omoplate au radius
Ori. LP : au dessus de la cavité glénoïde (par un tendon intra-capsulaire mais extra-synovial). CP : apophyse coracoïde de l'omoplate
Traj. LP : glisse dans la gouttière bicipitale de l'humérus et fusionne avec les fibres de la courte portion. CP : vertical, vers le BAS
Term. Par un tendon puissant sur la tubérosité bicipitale du radius
Act. Fléchisseur du coude et de l'épaule. Supinateur de l'avant-bras en pronation
Muscle "nourricier" porte la main à la bouche. Il forme le galbe de la face antérieure du bras
Bretelle anti-luxation du coude
Triceps brachial
(m. triceps brachii)
Géné. Seul muscle de la loge postérieure du bras. Tendu de l'omoplate et de l'humérus à l'extrémité proximale du cubitus. Composé de 3 chefs : la longue portion, le vaste externe (ou latéral) et le vaste interne (ou médial). Seule la longue portion, superficielle, est bi-articulaire
Ori. Longue portion : sous la cavité glénoïde (tubercule infra glénoïdien), Vaste externe : face postérieure de l'humérus, en dessous du trochiter, Vaste interne : 1/2 inférieure de la face postérieure de l'humérus
Traj. Les fibres convergent vers le BAS en une lame tendineuse
Term. Par un tendon commun sur l'olécrane du cubitus
Act. C'est l'unique extenseur du coude. Extenseur (ou rétropulseur) de l'épaule par sa portion bi-articulaire
Bretelle anti-luxante postérieure du coude. La fracture de l'olécrane peut entraîner la perte de la position caractéristique des repères palpables (épicondyle - olécrane - épitrochlée)
MUSCLES DE L'AVANT-BRAS (vous pouvez cliquer sur l'image)
Coupe horizontale au 1/2 d'un avant-bras droit, vue supérieure
• Loge antérieure (muscles fléchisseurs)
o plan superficiel (muscles épitrochléens) : [Rp] Rond pronateur / [Gp] Grand palmaire / [Pp] Petit palmaire / [Ca] Cubital antérieur
o plan moyen [Fcs] Fléchisseur commun superficiel des doigts
o plan profond Carré pronateur* / [Fcp] Fléchisseur commun profond des doigts / [Lf1] Long fléchisseur du I
• Loge postérieure (muscles extenseurs)
o plan superficiel [Ec] Extenseur commun des doigts / [E5] Extenseur propre du V / [Cp] Cubital postérieur / Anconé*
o plan profond [La1] Long abducteur du I / [Ce1] Court extenseur du I / [Le1] Long extenseur du I / [E2] Extenseur propre du II / Court supinateur*
• Loge externe
o [1r] 1ier Radial & [2r] 2ième Radial / [Hsr] Huméro-stylo-radial
DD AV
* Muscles invisibles à la hauteur de la coupe horizontale exposée ci-contre.
Carré pronateur
(m.pronator quadratus)
Géné. Tendu entre les 2 os de l'avant-bras
Ori. 1/4 inférieur de la face antérieure du cubitus
Traj. Horizontal vers le DH
Term. 1/4 inférieur de la face antérieure du radius
Act. Pronateur
Fléchisseur commun profond des doigts
(m.flexor digitorum profundus) Fléchisseur commun superficiel des doigts
(m. flexor digitorum superficialis)
Géné. Loge antérieure (plan profond) de l'avant bras. Tendu du cubitus aux 4 derniers doigts Loge antérieure (plan moyen), large et aplatie, recouvre le fléchisseur commun profond et le fléchisseur propre du I. Tendu en 3 chefs de l'humérus et des os de l'avant bras aux doigts
Ori. 2/3 supérieurs de la face antérieure du cubitus, déborde sur la membrane interosseuse Chef huméral : face antérieure de l'épitrochlée
Chef cubital : apophyse coronoïde du cubitus
Chef radial : bord antérieur du radius
Traj. Vertical Les chefs se réunissent, formant une arcade qui unit les 2 os de l'avant-bras. Vertical en 2 plans :
- plan superficiel provient des 2 chefs huméral et radial
- plan profond provient du chef cubital. Le corps musculaire est bigastrique (=2 ventres)
Term. Par 4 tendons sur la base des 3ième phalanges des doigts II à V (plan profond : vers les doigts II et V, plan superficiel : vers les doigts III et IV) En 4 tendons qui se divisent à leur tour en 2 languettes (perforée par le tendon du fléchisseur profond des doigts), sur la 2ième phalange des doigts II à V
Act. Fléchisseurs de chaque phalange sur la précédente, puis de la main sur l'avant-bras
Long fléchisseur du pouce
(m. flexor pollicis longus)
Géné. Muscle aplati et volumineux de la loge antérieure (plan profond) de l'avant bras. Tendu du radius au pouce
Ori. Face antérieure du radius (déborde sur la membrane interosseuse)
Traj. Vertical
Term. Face palmaire de la base de la phalange distale du pouce
Act. Fléchisseur de la dernière phalange sur la première et de celle ci sur le métacarpien. Il verrouille la prise.
Rond pronateur
(m. pronator teres)
Géné. Le plus externe des muscles épitrochléens, dans la loge antérieure (plan superficiel) de l'avant bras. Tendu de l'humérus et du cubitus au radius
Ori. Chef huméral: épitrochlée de l'humérus. Chef ulnaire: apophyse coronoïde du cubitus
Traj. Vers le BAS et le DH
Term. 1/3 moyen de la face externe du radius
Act. Pronateur et fléchisseur du coude
Grand palmaire
ou Fléchisseur radial du carpe
(m. flexor carpi radialis)
Géné. Muscle épitrochléen superficiel, en DD du Rond pronateur, dans la loge antérieure de l'avant bras. Tendu de l'humérus au 2ième métacarpien
Ori. Face antérieure de l'épitrochlée de l'humérus
Traj. Vers le BAS et le DH
Term. Base de la face antérieure du 2ième métacarpien (et expansion vers le 3ième)
Act. Fléchisseur de la main, abducteur (inclinateur radial)
Petit palmaire
ou fléchisseur du carpe
(m. palmaris longus)
Géné. En DD du Grand palmaire, tendu entre l'humérus et l'aponévrose palmaire. Dans la loge antérieure (plan superficiel) de l'avant bras
Ori. Épitrochlée de l'humérus
Traj. Presque vertical vers le BAS et le DH
Term. S'évanouit dans l'aponévrose palmaire superficielle
Act. Tenseur de l'aponévrose palmaire, il est fléchisseur de la main sur l'avant-bras
Cubital antérieur
ou Fléchisseur ulnaire du carpe
(m. flexor carpi ulnaris)
Géné. C'est le plus interne des muscles épitrochléens. Dans la loge antérieure (plan superficiel) de l'avant bras. Tendu de l'humérus et du cubitus au pisiforme
Ori. Chef huméral: épitrochlée de l'humérus. Chef ulnaire: olécrane et déborde sur les 2/3 supérieurs du bord postérieur du cubitus
Traj. Vertical, il recouvre la partie interne du cubitus
Term. Os pisiforme (déborde sur l'os crochu et se prolonge sur le 5ième métacarpien)
Act. Fléchisseur puissant et adducteur de la main (ou inclinaison cubitale)
Court supinateur
(m. supinator)
Géné. Loge postérieure profonde de l'avant bras, enroulé autour de la tête du radius
Ori. Epicondyle de l'humérus et sur le cubitus près de l'insertion du ligament annulaire en ARR de la petite cavité sigmoïde
Traj. Contourne le radius par l'ARR et le DH
Term. Radius : col et debut du bord antérieur
Act. Supinateur de l'avant-bras
1er Radial
(m. extensor carpi radialis longus) 2ième Radial
(m. extensor carpi radialis brevis)
Géné. Muscles de la loge externe de l'avant bras. Tendus respectivement de l'humérus au 2 ou au 3ième métacarpien
Ori. Respectivement sur l'épicondyle et au dessus sur l'humérus
Traj. Vertical, recouvre le 2ième radial Vertical, parallèle au 1ier radial
Term. Face dorsale de la base du 2ième métacarpien Face dorsale de la base du 3ième métacarpien
Act. Extenseur du poignet
Huméro-stylo-radial
ou Long supinateur
(m. brachioradialis)
Géné. Muscle le plus superficiel de la loge externe de l'avant bras
Ori. Bord externe de l'épiphyse inférieure de l'humérus
Traj. Vertical, il recouvre les Radiaux
Term. Apophyse styloïde du radius
Act. Fléchisseur de l'avant-bras sur le bras. Ramène le bras en position intermédiaire quand il est en pronation ou en supination complète
Court extenseur du pouce
(m. extensor pollicis brevis) Long abducteur du pouce
(m. abductor pollicis longus)
Géné. Muscles de la loge postérieure (plan profond) de l'avant bras. Le long abducteur du I est le plus volumineux muscle de la loge, il recouvre le court extenseur
Ori. Face externe du cubitus et face postérieure, déborde sur la membrane interosseuse Faces postérieures des os de l'avant-bras, déborde sur la membrane interosseuse adjacente
Traj. En BAS et en DH Aplati et fusiforme vers le BAS et le DH
Term. Base de la 1ière phalange du pouce (face dorsale) Base du 1ier métacarpien (face externe)
Act. Extenseur et abducteur de la colonne du pouce Abducteur du pouce
Long extenseur du pouce
(m. extensor pollicis longus) Extenseur propre de l'index
(m. extensor indicis)
Géné. Muscle de la loge postérieure (plan profond) de l'avant bras
Ori. Face postérieure du cubitus et déborde sur la membrane interosseuse 1/3 inférieur de la face postérieure du cubitus et membrane interosseuse
Traj. Vers le BAS et le DH Corps grêle, vertical, en DH du long extenseur du I
Term. Base de la 2ième phalange du pouce (face postérieure) Fusionne au niveau de l'index avec tendon terminale de l'extenseur commun des doigts
Act. Extenseur et abducteur du I Extenseur du II
Extenseur commun des doigts
(m. extensor digitorum) Extenseur propre du petit doigt
(m. extensor digiti minimi)
Géné. Muscles de la loge postérieure (plan superficiel) de l'avant bras. Tendus entre l'humérus et les 4 derniers doigts (ext. commun), entre l'humérus et le V (ext. propre). L'ext. propre du petit doigt est un muscle grêle.
Ori. Face postérieure de l'épicondyle de l'humérus Face antérieure de l'épicondyle de l'humérus
Traj. Vertical vers le BAS, passe sous le ligament annulaire dorsal puis se dirige vers les doigts (pour extenseur commun), vers le V (ext. propre)
Term. Le muscle se distribue en languettes sur les 4 derniers doigts au niveau de la base des 3 phalanges (face dorsale)
[Plan superficiel en rouge foncé, profond en vert clair] S'unit au niveau du Vième métacarpien avec le tendon terminal de l'extenseur commun des doigts
Act. Étend chaque phalange sur la précédente, la première sur le métacarpe et enfin puissant extenseur du poignet Complémentaire de l'extenseur commun pour le 5ième doigt (extenseur)
Cubital postérieur
ou Extenseur ulnaire du carpe
(m. extensor carpi ulnaris)
Géné. Muscle de la loge postérieure superficielle de l'avant bras. Allongé situé en DD de l'extenseur propre du doigt V. Tendu de l'humérus et du cubitus au 5ième métacarpien
Ori. Face postérieure de l'épicondyle de l'humérus et bord postérieur du cubitus (1/3 central)
Traj. Vertical, passe sous le ligament annulaire dorsal puis se dirige vers le 5ième doigt
Term. Face dorsal de la base du 5ième métacarpien
Act. Adducteur de la main, léger extenseur
Anconé
(m. anconeus)
Géné. Muscle court et triangulaire situé sur la face postérieure du coude (loge postérieure - plan superficiel)
Ori. Face postérieure de l'épicondyle de l'humérus
Traj. Oblique en BAS et en DD
Term. Face externe et postérieure de l'olécrane (déborde sur le 1/4 supérieur du bord postérieur du cubitus)
Act. Extenseur de l'avant-bras sur le bras
MUSCLES DE LA MAIN
• Groupe des muscles de l'éminence thénar (m. destinés au pouce)
o plan profond Adducteur du I ,
o plan moyen Court fléchisseur du I / Opposant du I ,
o plan superficiel Court abducteur du I
• Groupe des muscles de l'éminence hypothénar (m. destinés au petit doigt) Opposant du V / Court fléchisseur du V / Adducteur du V / Palmaire cutané
• Groupe moyen entre les métacarpiens : Interosseux dorsaux & Interosseux palmaires / Lombricaux (associés aux tendons du fléchisseur commun profond des doigts)
Interosseux palmaires
(m. interossei palmares) Interosseux dorsaux
(m. interossei dorsales)
Géné. Muscles du métacarpe
Ori. Faces latérales des 2, 3 et 4ièmes métacarpiens et face interne du 5ième métacarpien Nés des faces opposées des 5 métacarpiens
Traj. Vers le BAS
Term. Bases latérales des phalanges proximales des 2, 3 et 4ièmes doigts et base interne de la phalange proximale du 5ièmes doigt Bases des 1ières phalanges des 2, 3, 4 et 5ièmes doigts
Act. Fléchisseurs des articulations métacarpo-phalangiennes, extenseurs des articulations interphalangiennes
Adducteurs, ils rapprochent de l'axe médian de la main (3ième) les doigts 2, 4 et 5 Fléchisseurs des articulations métacarpo-phalangiennes, extenseurs des articulations interphalangiennes
Abducteurs, ils éloignent de l'axe médian de la main, les doigts 2, 4 et 5
Lombricaux
(m. lumbricales)
Géné. Muscles du métacarpe
Ori. Bord externe du tendon du Fléchisseur commun profond des doigts
Traj. Contournent les phalanges proximales par l'extérieur
Term. Se terminent sur le bord externe du tendon des Extenseurs, à la face dorsale de l'articulation entre la phalange intermédiaire et la phalange distale
Act. Fléchisseurs de l'articulation métacarpo-phalangienne et extenseurs des suivantes
Adducteur du pouce
(m. adductor pollicis)
Géné. Muscle le plus volumineux et le plus profond de l'éminence thénar de la main
Ori. Chef oblique: trapézoïde, grand os, (trapèze). Chef transverse: base et corps des métacarpiens 2 et 3
Traj. En éventail à sommet externe
Term. Tendon sur sésamoïde médial, base de la phalange proximale du pouce côté médial
Act. Adducteur du pouce, ferme la 1ière commissure
Court fléchisseur du pouce
(m. flexor pollicis brevis)
Géné. Muscle de l'éminence thénar de la main
Ori. Faisceau sup.: ligament annulaire antérieur du carpe ; faisceau profond: trapèze, trapézoïde et grand os
Traj. Vers la BAS et en DH, les 2 chefs se rejoignent à leur extrémité
Term. Sur le sésamoïde externe au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne
Act. Fléchisseur et adducteur
Opposant du I
( m. opponens pollicis)
Géné. Muscle du plan superficiel de l'éminence thénar de la main
Ori. Trapèze et ligament annulaire antérieur du carpe
Traj. Vers le BAS et le DH
Term. Bord externe du 1er métacarpien
Act. Amène le pouce en opposition
Court abducteur du pouce
(m. abductor pollicis brevis)
Géné. Muscle de l'éminence thénar de la main. Triangulaire à base supérieure
Ori. Tubercule du scaphoïde et ligament annulaire du carpe
Traj. Vers le BAS et le DH
Term. Bord latéral de la 1ière phalange
Act. Abducteur et rotateur interne du I pour créer l'opposition avec les autres doigts
Opposant du petit doigt
(m. opponens digiti minimi)
Géné. Muscle de l'éminence hypothénar de la main
Ori. Apophyse unciforme de l'os crochu et ligament annulaire antérieur du carpe
Traj. En dessous du court fléchisseur du petit doigt qui le recouvre partiellement
Term. Bord interne du 5ième métacarpien
Act. Amène le petit doigt en opposition
Court fléchisseur du petit doigt
(m. flexor digiti minimi brevis)
Géné. Muscle de l'éminence hypothénar de la main, situé sous l'Adducteur du petit doigt
Ori. Apophyse unciforme de l'os crochu et ligament annulaire antérieur du carpe (idem Opposant du V)
Traj. recouvre l'Opposant du V
Term. Base de la phalange proximale du V
Act. Fléchisseur de la métacarpo-phalangienne
Adducteur du petit doigt
(m. adductor digiti minimi)
Géné. Muscle superficiel de l'éminence hypothénar de la main
Ori. Pisiforme et ligament annulaire antérieur du carpe
Traj. vers le BAS et le DH
Term. Base de la phalange proximale du V
Act. Adducteur
Palmaire cutané
ou Court palmaire
(m. palmaris brevis)
Géné. Muscle de l'éminence hypothénar de la main.
Ori. Bord médial de l'aponévrose palmaire
Traj. horizontal
Term. Face profonde de la peau de la région hypothénarienne
Act. Tend la peau de l'éminence hypothénar
